AA / Berlin / Neslihan Dogan
L’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder a indiqué que « les sanctions et l’isolement imposés à la Russie seront inopérants et inefficaces », soulignant « l’impératif d’intensifier les rencontres avec le président russe Vladimir Poutine afin de saisir et de comprendre les arguments de l’autre partie dans le but de parvenir à une solution commune ».
Gerhard Schröder faisait ces déclarations au journal allemand « Welt am Sonntag » au cours desquelles il avait estimé que les « critiques qui lui ont été adressées par les médias allemands suite à sa dernière rencontre avec Poutine ne l’ont pas surpris », précisant avoir « essuyé les mêmes critiques durant la deuxième guerre d’Irak ».
Schröder a dévoilé avoir demandé au cours d’une rencontre avec Poutine « l’aide pour la libération des observateurs internationaux séquestrés en Ukraine et relevant de l’Organisation de la Sécurité et de la Coopération en Europe (OSCE) ».
L’ex-chancelier allemand a relevé que « la principale raison qui a attisé la crise en Ukraine est l’accord de partenariat avec l’Union Européenne qui semble méconnaître la diversité culturelle en Ukraine », ajoutant que « l’Est et le Sud du pays sont proches de la Russie à l’opposé de l’Ouest orienté vers l’Europe ».
Schröder a mis l’accent sur la « nécessité de mettre en place un système fédéral en Ukraine tel que celui institué en Allemagne ou en Suisse ».
Connu pour être un ami de longue date du président russe, l'ex-chancelier allemand avait rencontré à la fin du mois d’avril écoulé Vladimir Poutine dans la ville russe de Saint-Pétersbourg.
Agé de 70 ans, Gerhard Schröder avait occupé le poste de chancelier allemand de 1998 à 2005. Il est actuellement à la tête du comité d'actionnaires de « Nord Stream AG », une société qui contrôle le gazoduc du même nom, qui distribue le gaz russe à l'Allemagne via la mer Baltique.