Erdal Türkoğlu
23 Novembre 2015•Mise à jour: 23 Novembre 2015
AA - Hatay - Ayse Betul Gedikoglu
Les opérations terrestres menées par le régime de Bachar al-Assad dans la région turkmène de Bayirbucak, au nord de la province syrienne de Lattaquié, se poursuivent dans deux régions stratégiques, à savoir, le Mont Kizildag (Nord) et la localité de Burj El Kasab (Sud).
D’après les informations recueillies par de hauts responsables, les frappes aériennes menées par la Russie, ont contraint près de 5 500 personnes à fuire vers les frontières turques, dans le district Yayladagi de la province Hatay, dans le camps de réfugiés de Yamadi.
Les mêmes sources ont affirmé que les efforts menés en coordination avec la Direction des catastrophes naturelles et des situations d’urgences (AFAD) et la préfecture de Hatay permettent de subvenir aux besoins fondamentaux des réfugiés Turkmènes.
Suites aux intensives frappes aériennes russes, Um Muhammed, un villageois ayant quitté son village proche du Mont Turkmène et ayant atteint une région sécurisée, a déclaré au correspondant de l’AA : “ les avions de Moscou nous ciblaient par les airs, alors que les forces du régime d'Assad nous ciblaient sur le sol. Nous ne pouvions plus tenir le coup. Nous avons changé trois fois d'endroit. Nous ne voulions pas quitter nos terres. Pour ma part, je voulais y rester et y mourrir mais je ne pouvais quitter mon enfant”.
Halil Ebu Omer, un autre réfugié Turkmène qui a été transféré en ambulance dans le camps de réfugiés, affirme, de son côté : “ les fusées nous tombaient dessus comme de la pluie. On ne pouvait plus rester là-bas”, a-t-il dit en remerciant la Turquie pour son soutien.