AA / Idlib / Zakareya ahmad – Mohamed Mastou
Le service de la Police Libre dans la ville Ma'arrat al-Numan proche de Edleb, en Syrie, représente un exemple réussi de remédiation au vide sécuritaire laissé par le régime syrien après la libération de la ville.
Ce service, mis en place fin 2011, est formé de 64 éléments de police, dissidents du régime syrien. Il se divise en quatre sections : enquête, patrouille, criminelle et prison.
Le Président du commissariat de la Police libre à Ma'arrat al-Numan, Abou Mahmoud, a affirmé au correspondant de Anadolu que le nombre de rapports rédigés par le service à ce jour est de 346 rapports qui incluent homicides, vols, contrefaçon monétaire, viol et kidnapping. Il a relevé que le commissariat est fonctionnel 24h/24 et reçoit les plaintes de la ville et des villages avoisinants.
Abou Mahmoud a ajouté que le commissariat est appuyé par des brigades présentes dans la ville de Ma'arrat al-Numan mentionnant que le service de la police fait face à plusieurs défis tels que la propagation du phénomène d’armement des civils, le manque d’équipements, d’armes, de véhicules et de moyens de communication spécifiques au service.
Le siège actuel du commissariat de la «police libre» à Ma'arrat al-Numan était une prison du régime. Les soldats du régime y ont tué 13 prisonniers, lors de sa libération, et s’en sont retirés après avoir brûlé les dépouilles, selon des sources locales.