AA/Alep (Syrie)/Mohamed Misto
Les hélicoptères du régime syrien ont lancé huit barils explosifs sur des quartiers de la ville d’Alep (nord), contrôlée par l’opposition armée, faisant 20 morts et 40 blessés.
Baybars Meshaal, le commandant de la défense civile (qui s'affirme indépendante et opère dans les zones non contrôlées par le régime) dans la ville d'Alep, a déclaré au correspondant d’Anadolu : « Les hélicoptères du régime ont bombardé de barils explosifs les quartiers d’al-Ansary, Chaâr, Dhohret Awwad, et al-Ferdaws » .
Il a souligné que « six personnes ont été tuées dans le quartier d'Al-Ansari, et six autres à Chaâr, et huit sont morts dans les autres quartiers ciblés ».
Le commandant de la défense civile affirme que « toutes les victimes sont des civiles, et comptent parmi elles des femmes et des enfants ».
Meshaal a également fait état de 40 blessés, dont un cas grave.
L’envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, avait fermement condamné, samedi dernier, l'utilisation par le régime syrien de barils explosifs dans le bombardement de civils, le qualifiant de «brutal», dans un communiqué publié par son cabinet.
Le «baril explosif» est une arme qui date de l'ère soviétique. Il s’agit d’un fût métallique rempli de matériaux explosifs, et bourré de clous et de vis en fer. Le régime syrien a fait récemment usage de cet arme, en le lançant à partir de son aviation, sur les zones résidentielles contrôlées par les forces de l'opposition, en particulier dans la campagne de Damas (Sud) et à Alep.