AA / Jérusalem / Abderraouf Arnaout
La Commission ministérielle des Affaires de la sécurité nationale du gouvernement israélien a voté, à l’unanimité lundi, contre toute négociation de paix avec un gouvernement palestinien, au sein duquel siège le "Mouvement de Résistance Islamique" (Hamas).
Cette déclaration intervient quelques heures seulement après la prestation de serment du gouvernement de consensus national palestinien devant le président palestinien, Mahmoud Abbas, dans la ville de Ramallah (centre de la Cisjordanie).
Ofir Gendelman, porte-parole du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a souligné dans un communiqué rendu public lundi, que «La Commission ministérielle des affaires de la sécurité nationale a décidé, à l’unanimité, de maintenir la décision de la commission prise en date du 24 avril 2014 qui prévoyait d'interdire de négocier avec un gouvernement israélien qui compte sur Hamas, une organisation terroriste qui appelle à la destruction d’Israël».
« La Commission a décidé de se mobiliser à tous les niveaux, y compris à l’échelle internationale, contre l’association d’organisations terroristes à l’élection palestinienne tout en habilitant le Premier ministre à imposer des sanctions supplémentaires à l’encontre de l’Autorité palestinienne» sans pour autant en déterminer la nature.
Gendelman a relevé que la commission a décidé de «tenir le gouvernement palestinien pour responsable de tout acte qui porterait atteinte à la sécurité d’Israël, qu’il provienne de la Cisjordanie ou de la Bande de Gaza ».
Ofir Gendelman a conclu en citant Netanyahu qui a déclaré au cours de la réunion : « Aujourd’hui, Abou Mazen (Mahmoud Abbas) a dit oui au terrorisme et non à la paix et nous considérons cette attitude comme une poursuite de la politique de Mahmoud Abbas qui refuse la paix ».