AA/Ramallah/Leith Arafat
«Le président Mahmoud Abbas n’a pas voulu, dans sa déclaration, appeler à une intervention militaire arabe en Palestine. Mais il a appelé à une position arabe ferme pour en finir avec les divisions». C’est ce qu’a affirmé un responsable palestinien proche du président palestinien, soulignant que la déclaration d'Abbas a été « délibérément mal interprétée ».
Abbas avait affirmé samedi, dans une déclaration au journal palestinien «al Ayyam», lors du sommet arabe de Charm El Cheikh (Egypte) : « Il y a un quasi-consensus arabe sur l’affaire du Yémen. Nous espérons que les Etats arabes adoptent des positions aussi fermes dans d’autres pays qui souffrent de conflits internes, et de divisions comme en Syrie, en Irak, en Palestine, en Libye, et en Somalie».
Un responsable palestinien a affirmé à Anadolu sous couvert d’anonymat, qu’Abbas «n’a en aucun cas évoqué, dans sa déclaration, une intervention militaire», mais a appelé «à une position ferme pour mettre fin aux divisions dont souffrent des pays arabes». La même source a précisé : «Cela signifie qu’il faudrait que les arabes fassent pression en Palestine pour mettre fin à la division et favoriser la réconciliation».
Le mouvement Hamas avait interprété les déclarations de Mahmoud Abbas comme un appel pour une intervention militaire arabe en Palestine.
Le porte-parole de Hamas Sami Abu Zuhri avait affirmé dans un communiqué dont Anadolu a eu une copie: « Les déclarations d'Abbas appelant à reproduire l’exemple de la "Tempête de fermeté" contre le peuple palestinien sont graves, et dangereuses ».
Abu Zuhri avait exhorté «les parties arabes à le sanctionner, pour avoir adopté une position qui répond aux souhaits de l’occupant, en appelant à frapper le peuple palestinien».