AA / Tripoli / Oussama Ben Hamel
Le calme est revenu lundi, au centre de la capitale libyenne, Tripoli, après des affrontements violents qui ont eu lieu pendant l’après-midi et la nuit du dimanche entre des éléments armés qui essayaient de prendre le contrôle de certains sièges militaires et gouvernementaux et les habitants des quartiers visés.
Le correspondant de Anadolu a précisé que le quartier d’al-Sabaa, à Tripoli, «a fait face à une attaque visant à prendre le contrôle du siège du ministère libyen de la Jeunesse et des Sports ainsi qu'une autre ciblant celui du ministère de la Communication et de la Poste à Ben Ghechir », précisant que « les affrontements les plus violents ont eu lieux autour du camp militaire 77, près de Bab al-Azizia ».
Le correspondant de Anadolu a vu des hommes armés prendre le contrôle du camp militaire, tôt dans la matinée du lundi. L’un des habitants de la région a affirmé que « ce sont des éléments de la milice fidèle au commandant Guénioua Elkikli, considéré comme l’un des piliers des opérations «Fajr Libyia» à Tripoli ».
Dans l’ouest de Tripoli, on entend toujours les tirs sporadiques des forces de «Fajr de la Libye», qui avaient déclaré, dimanche, avoir avancé vers des régions tribales et vers Warchfana.
Le Président du Conseil local de Warchfana, Mohamed Tantouch, a déclaré à l’agence Anadolu (AA) que "la région a été attaquée par une pluie de missiles Grad, dans la nuit du dimanche, des forces «Fajr de la Libye»".
«L’hôpital d’al Zahra de la région a admis des blessés que les médecins tentent de secourir en dépit du manque aigu de moyens», a poursuivi Tantouch, sans donner plus de précision sur la gravité des blessures.
Des sources médicales de l’hôpital de la ville d’al-Zaouia (40 km à l’ouest de Tripoli) ont, de leur côté, rapporté à Anadolu "l’admission de quinze personnes, blessées dans un bombardement aérien contre la ville située dans la région de Warchfana précisant que "l’un d’entre eux a succombé à ses blessures en début de la matinée du lundi".
La tension sécuritaire de la nuit du dimanche à Tripoli s’est répercutée sur le rythme de vie de ses habitants. Certaines banques et certains complexes commerciaux ont fermé leurs portes et de longues queues dans les stations à essence ont été observées dans la capitale.
Le Conseil municipal de Tripoli, qui a tenté en vain de mettre en place des solutions pour sortir de la crise, avait publié un communiqué dimanche, accusant le gouvernement transitoire d'être "responsable de la crise actuelle dans la capitale pour s’être rangé du côté de l’une des parties du conflit faisant fi de son rôle de partie chargée uniquement de la conduite des affaires de la Libye".