Hafawa Rebhi
08 Novembre 2017•Mise à jour: 08 Novembre 2017
AA / Séoul / Tevfik Durul
"Ne nous sous-estimez pas. Et ne nous testez pas". C’est ainsi que le président américain Donald Trump s’est adressé mercredi au régime de Pyongyang, depuis la capitale sud-coréenne, Séoul, la deuxième étape de sa tournée asiatique.
Depuis la tribune de l'Assemblée nationale sud-coréenne (parlement), Trump s’est attardé sur "l’enfer nord-coréen que personne ne mérite", détaillant les "la corruption et les violations des droits de l’homme perpétrées par Pyongyang".
Pour Trump, les Nord-Coréens, ont été "tellement affamés et asservis par le régime de dictature cruelle qu’ils préfèrent l’esclavage hors de leur pays".
Le dirigeant américain a également évoqué les relations "conflictuelles" de Pyongyang avec ses voisins et avec le monde. "Le régime de Kim (nord-coréen) cherche un conflit à l'étranger, pour dissiper le malaise général à l'intérieur", a-t-il estimé.
"Ne nous sous-estimez pas. Et ne nous testez pas", a-t-il ainsi averti Pyongyang, la mettant en garde contre la poursuite de ses essais nucléaires et balistiques.
Trump est arrivé mardi en Corée du Sud, en provenance du Japon, à un moment où la péninsule coréenne se trouve sur la corde raide, et ce depuis, le 3 septembre dernier, date du tout récent essai nucléaire de Jung-un.
Après la Corée du Sud, Trump se rend en Chine puis au Vietnam et de là aux Philippines, pour conclure sa tournée en Asie le 14 novembre.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a imposé des sanctions économiques et militaires à Pyongyang, au moyen de huit résolutions adoptées depuis 2006, en raison de ses programmes de missiles balistiques et nucléaires.
Pyongyang a commencé à développer des armes nucléaires dans les années 1950, mais les essais nucléaires et les tirs de missiles balistiques se sont intensifiés sous le règne du "chef suprême "Jung-un.
La Corée du Nord a mené six essais nucléaires depuis 2006.