AA / Tunis / Yousra Ouannès
Le président tunisien Béji Caid Essebsi a appelé à la nécessité d’endiguer les tiraillements au sein de son ancien parti, "Nida Tounès", à la suite de la crise qu’il traverse actuellement et qui a vu le retrait de deux députés et l’exclusion de trois dirigeants de son instance constitutive.
C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public mardi, par la Présidence de la République tunisienne, et dont Anadolu a obtenu copie.
Selon le communiqué, Caid-Essebsi a souligné, au cours d’une audience accordée mardi matin, au Palais de Carthage, au directeur exécutif du parti, Boujemaa Remili, la nécessité d’endiguer les tiraillements au sein du parti de "Nida Tounès", et qui ont impacté négativement son image, et d’opter pour le consensus.
Caid-Essebsi a relevé "l’impératif de fixer une date pour le prochain congrès du parti, dans les plus brefs délais, et d’œuvrer à ce que ce congrès soit fondé sur la transparence et unifie l’ensemble des énergies et potentialités, l’objectif étant de renforcer la place du mouvement sur la scène nationale".
Le mouvement avait écarté samedi dernier, de l’instance constitutive du parti, Mohamed Ennaceur, président du Parlement, Hafedh Caid-Essebsi, dirigeant du parti et fils du président tunisien, et Mohamed Fadhel Ben Omran, président du bloc parlementaire.
La raison invoquée par plusieurs autres dirigeants demeurent "l’illégalité" de leur adhésion à cette instance.
Les deux députés du mouvement "Nida Tounès" Mustapha Ben Ahmed et Ahmed Jalled ont démissionné du bloc parlementaire du parti, protestant ainsi contre le report de l’élection de l’instance constitutive du mouvement.
Initialement prévue pour dimanche, la réunion réservée à l’élection de la nouvelle composition du Bureau politique du parti a été reportée samedi, sans pour autant fixer de nouvelle date.
Béji Caid-Essebsi avait présenté, au mois de décembre dernier, sa démission de la présidence du mouvement, après son élection à la tête de l’Etat.