Hatem Kattou
25 Septembre 2017•Mise à jour: 25 Septembre 2017
AA/Tunis/Karim al-Bouali
Des dizaines de jeunes chômeurs ont protesté, lundi, devant le siège de la présidence du gouvernement tunisien, revendiquant leur recrutement dans la fonction publique.
Les manifestants, qui font partie de la catégorie des individus «fichés par la police», scandaient des slogans, revendiquant leur droit au travail, «un droit légitime», selon eux.
«Les fichés par la police» sont des anciens étudiants qui étaient opposants au pouvoir de Ben Ali (destitué en janvier 2011) et qui étaient des activistes dans le syndicat des étudiants, dépourvus à cette époque-là de leur droit d’être recrutés dans la fonction publique.
Le nombre des fichés par la police a atteint les 818 personnes, selon les dossiers examinés par l’ancien gouvernement, et revus par l’actuel gouvernement.
Un membre du comité de négociations qui représente les protestataires, Hamza Ben Aoun, a assuré que la manifestation vise à mettre en vigueur l’accord conclu avec le gouvernement, en juillet dernier, prévoyant de signer plus de 500 contrats de travail en septembre et de régler l’affaire avec le ministère des Affaires Sociales ainsi que d’achever la liste du reste des activistes «fichés par la police».
Ben Aoun a ajouté, dans une déclaration accordée à Anadolu, que «le gouvernement n’a pas tenu ses engagements», malgré les manifestations précédentes dans plusieurs provinces, ce qui a poussé les jeunes chômeurs à protester devant le siège de la présidence du gouvernement.
Aucune réaction n’a pu être recueillie de la part du gouvernement, à propos des déclarations du comité des négociations.
Le taux du chômage en Tunisie a atteint 15,3%, au deuxième trimestre de l’année 2017, selon des chiffres officiels.