Ahmed Youssef Elsayed Abdelrehim
06 Août 2017•Mise à jour: 06 Août 2017
AA/ Doha
Les manœuvres militaires conjointes des forces terrestres turques et qataries, « Bouclier de fer », se sont clôturées, dimanche.
L'exercice s’est déroulé durant deux jours, au siège des forces terrestres qataries, au nord de la capitale Doha, a indiqué le ministère de la Défense du Qatar, dans un communiqué dont Anadolu a eu copie.
La manœuvre a été menée dans le cadre de la mission des forces terrestres qataries, afin d’assurer la défense du territoire de l'Etat, a noté le communiqué.
Dans ce contexte, un directeur du ministère de la Défense qatarie, Nawaf bin Mubarak Al Thani, a déclaré que « l'exercice effectué au Camp al-Dahiliyat, a insisté sur la mission des forces terrestres qataries dans la défense des territoires de l’Etat et de ses infrastructures économiques et stratégiques vitales».
Pour sa part, le commandant de la manœuvre, le général Hadi Rashid al-Shahwani, a indiqué que « l'exercice a compris la formation des dirigeants dans l’évaluation de la situation, la planification, le contrôle et la coordination entre les unités des forces terrestres du Qatar et de la Turquie, afin de repousser les intrusions, d’interdire les infiltrations et de reprendre le contrôle de la situation dans les zones vitales. »
Le communiqué a souligné que l’exercice «Bouclier de fer » a été mis en œuvre en trois phases: la préparation, puis l’entrainement du centre de commandement, et enfin une dernière séance a concerné les informations et les leçons à en tirer.
Un premier contingent des forces armées turques avait été dépêché au Qatar le 19 juin dernier.
Une batterie composée d'un groupe turc d’artillerie de 28 pièces s'est achevé en juillet dernier. Six contingents de soldats turcs sont jusqu’ici parvenus à Doha.
En outre, une frégate turque « TCG Gokova » a accosté au port Hamed, au sud-est de Doha, lundi dernier, avec à bord 214 soldats turcs.
La frégate devrait participer à des manœuvres navales avec la marine qatarie dans la zone du port Hamed, demain lundi.
Ces manœuvres interviennent dans un contexte marqué par la crise qui sévit dans la région du Golfe depuis juin dernier.
L'Arabie Saoudite, l'Egypte, les Émirats arabes unis, et le Bahreïn ont rompu leurs relations avec le Qatar, sous prétexte que celui-ci «soutient le terrorisme». L’accusation a été rejetée par Doha qui affirme faire face à une «campagne de calomnies et de mensonges».