Bilal Müftüoğlu
06 Octobre 2015•Mise à jour: 07 Octobre 2015
AA - Strasbourg - Bilal Muftuoglu
Le président du Conseil de l'Union européenne (UE), Donald Tusk, a appelé les Etats membres à faire preuve de solidarité pour le contrôle des frontières extérieures de l'UE, mettant en garde contre le risque d'une nouvelle vague migratoire.
"Une victoire potentielle du régime de [Bachar] al-Assad, est aujourd'hui plus vraisemblable en raison de l'engagement de l'Iran et de la Russie en Syrie, et entraînera la prochaine vague migratoire", a déclaré Tusk, lundi, s'exprimant devant les députés du Parlement européen, à Strasbourg.
Le président du Conseil s'est ainsi appuyé sur ses rencontres dans les pays accueillant le plus grand nombre de réfugiés syriens, ainsi que son entretien, qui a eu lieu lundi, avec le président turc, Recep Tayyip Erdogan.
"Trois millions de réfugiés potentiels pourraient venir d'Alep et de son voisinage", a averti Tusk, évoquant les estimations turques à cet égard.
Face au flux migratoire, Tusk a appelé les pays européens à faire preuve de "solidarité" et de "bon sens", notamment sur le contrôle des frontières extérieures de l'UE.
Les Etats membres ne devront pas être "extrêmes" dans leur politique migratoire, a par ailleurs estimé le président du Conseil, appelant à être ni "anti-réfugiés" ni accueillant de tous ceux qui "rêvent d'Europe".
Les citoyens attendent des responsables de l'efficacité, de la détermination et une garantie pour leur sécurité, a poursuivi Tusk, mettant en garde contre le risque d'être "remplacés" si les hommes politiques ne parviennent pas à relever le défi.
D'autre part, la porte-parole de la Commission européenne, Natasha Bertaud, que la Commission et la Turquie publieront un plan d'action conjoint mardi à 15h sur la crise des réfugiés. Le plan d'action coïncide ainsi avec la visite d'Erdogan à Bruxelles, et ses rencontres avec le président de la Commission, Jean-Claude Juncker et le président du Parlement européen, Martin Schulz.