AA-Bangui-Talel Nacer
Ils sont près de 1000 musulmans. Ils sont trouvés refuge dans la mosquée centrale de Bangui. Après des mois de violence, la mosquée est l'un des derniers endroits sûrs pour les musulmans de la capitale centrafricaine.
Des membres de la milice de confession chrétienne, anti Balaka, a annoncé jeudi qu'ils vont attaquer la mosquée et la zone KM5 où certains commerçants musulmans se trouvent encore.
"Nous sommes prêts à attaquer la mosquée", a menacé Blaise de DJAPPA, un chef anti- balaka dans la zone Meskine.
Dès que le soleil se couche, le mouvement connait un ralentissement dans la mosquée. Des jeunes musulmans, armés de bâtons en bois, prennent position jeudi soir pour être prêts à toute attaque probable des anti-balaka.
Même en la présence des forces de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite Africaine (MISCA), les musulmans ne se sentent pas en sécurité parce qu’ils étaient déjà la cible d'attaques à la grenade des anti-Balaka.
Quelques minutes avant le couvre-feu, du soir, toutes les portes extérieures de la mosquée ont été fermées. Tous ce qui se trouvent à l’intérieur ont pris place près de ce qui ont pu sauver comme bagages. Personne n’est dehors. "Un Musulman laissé à l'extérieur est un homme mort», explique Osman, un musulman centrafricain de 26 années.
Il n'y avait pas d'électricité à la mosquée, un phénomène normal dans l'Afrique centrale. Les gens utilisaient des torches pour éclairer les lieux et se protéger des reptiles.
Après la prière, les familles ont commencé à préparer le feu pour cuire maïs. Les fumée noircissent et polluent les lieux ajoutant à la sale odeur, provenant des toilettes inadéquates, causée par la forte concentration des gens. Tous cela se fusionnent avec les cris des bébés, le ronflement et le croassement des grenouilles. A l’appel à la prière, tout ce bruit réduit au silence.
Les forces de la MISCA commence à patrouiller la rue principale de PK5. Des couts de feu sont attendus toute la nuit. Rien n’est compréhensible. Ca pouvait être des signes de la MISCA pour signaler sa présence ou pour contrer une attaque anti-balaka.
La journée commence à 4 heures du matin, juste après la prière du matin. Les gens qui se trouvent la mosquée commencent leur vie quotidienne en attentant une solution à leur souffrance
"Ce sera notre avenir, les élèves chrétiens sont de retour à l'école, pour nous, nous ne pouvons même pas quitter la mosquée, nous laissons tout dans les mains d'Allah ", clame ommou omar une fille de 12 ans.