AA/New York/ Mustafa Çağlayan
La police américaine a fait usage de bombes lacrymogènes, pour disperser une manifestation organisée dans la ville de Saint-Louis, dans le Missouri, aux États-Unis, après qu’un jeune homme noir de 18 ans, Mansour Ball-Bey, ait été abattu par des policiers, mercredi.
Selon les médias américains, la police a arrêté neuf manifestants. Le chef de la police locale, Sam Dotson, et le maire de Saint-Louis, Francis Slay, ont appelé au calme, lors d’une conférence de presse conjointe tenue jeudi.
Dotson a déclaré : « L'incident a eu lieu alors que les deux policiers étaient entrés dans une maison afin de la fouiller, quand Ball a braqué sur eux une arme, les incitant à ouvrir le feu sur lui ».
Un jeune afro-américain, de 18 ans, Michael Brown, avait également été abattu, le 9 août 2014, par un policier blanc, Darren Wilson, à Ferguson, petite ville américaine de la banlieue de Saint-Louis, dans l'État du Missouri. Quelques mois plus tard, un jury formé pour examiner l'incident, avait décidé de ne retenir aucune charge contre le policier. Cette décision avait déclenché une grande vague de manifestations aux Etats-Unis.
Selon un rapport du Département des droits civils du ministère américain de la Justice, 95% des personnes détenues en prison, pendant au moins deux jours, entre avril et septembre 2014, étaient des noirs.
Selon la même source, les citoyens noirs ont deux fois plus de chance d’être arrêtés en conduisant leur véhicule que les blancs.