AA/Sao Paulo/ Baraa Mohammad
La justice vénézuélienne a condamné le leader de l'opposition, Leopoldo Lopez, à 13 ans et 9 mois de prison pour son rôle dans les manifestations anti-gouvernementales, qui avaient duré environ trois mois, l'an dernier.
La télévision publique vénézuélienne, a annoncé, jeudi, que le tribunal a condamné Lopez pour avoir «incité le peuple à la désobéissance civile et pour conspiration». Leopoldo Lopez ne pourra donc pas participer aux prochaines élections présidentielles prévues en 2019.
Les observateurs s’attendent à ce que les élections législatives, qui devraient se tenir le 6 décembre prochain, soient marquées par la forte concurrence entre l'opposition et l'Union socialiste au pouvoir, auquel appartient l’actuel président vénézuélien, Nicolas Maduro, élu en 2013 et succédant à Hugo Chavez.
Maduro accuse l’opposition, et son leader Lopez, de collaborer avec des pays étrangers, et en particulier les Etats-Unis, dans le but de renverser le gouvernement.
Leopoldo Lopez, fondateur du parti de la «Volonté populaire» avait appelé, au début de 2014, à des manifestations anti-gouvernementales, qui avaient entrainé la mort de 43 personnes. L'opposant s’était rendu aux autorités vénézuéliennes le 18 février 2014. Il avait été, dans un premier temps, accusé de meurtre, et de terrorisme, avant l'abandon de ces charges lors de son arrestation.
Lopez a rejeté toutes les accusations dirigées contre lui. La défense a accusé le tribunal de ne pas avoir auditionné les témoins au cours du procès.