Sinan Uslu,Nur Asena GÜLSOY
05 Février 2018•Mise à jour: 05 Février 2018
AA – Ankara – Nur Gülsoy
Les relations diplomatiques avec les Pays-Bas ne sont pas rompues, a déclaré le vice-Premier ministre turc, Bekir Bozdag.
Le porte-parole du gouvernement a tenu un point de presse, lundi à Ankara, lors de la réunion du Conseil des ministres que présidait le Premier ministre turc, Binali Yildirim.
Bozdag a commenté le retrait de l'ambassadeur néerlandais en Turquie, déclaré «persona non grata».
«Les Pays-Bas n'ont pas d'ambassadeur à Ankara depuis un an, a rappelé Bekir Bozdag. Ils ont annoncé le retrait d'un ambassadeur qui n'existe pas. Ce n'est pas nouveau. Par contre, les relations diplomatiques entre la Turquie et les Pays-Bas ne sont pas rompues.»
Le vice-Premier ministre a rappelé que les autorités néerlandaises à Rotterdam avaient agi de manière impolie, du point de vue diplomatique, et sans respecter le droit international, à l'égard de la ministre turque de la Famille et des Politiques sociales, Fatma Betul Sayan Kaya, et du ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, lors de leur visite avant le référendum constitutionnel en Turquie, en 2017.
«Les Pays-Bas ont un chargé d'affaires à Ankara, et la Turquie a des représentants à La Haye, a fait savoir Bozdag. Les relations se poursuivent. Mais ni les Pays-Bas ni nous avons d'ambassadeur.»
Le vice-Premier ministre a aussi commenté l'opération Rameau d'olivier lancée le 20 janvier, dans la région d’Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie, pour éliminer les organisations terroristes PKK/KCK/PYD-YPG et Daech, et pour sauver les civils de l'oppression et de la cruauté des terroristes dans cette région.
«Les Forces armées turques utilisent l'espace aérien à Afrin efficacement, a-t-il déclaré. Il n'y a aucun problème sur ce sujet.»
Bozdag a également commenté l'aide militaire fournie aux organisations terroristes en Syrie, par les États-Unis.
«Nous avons obtenu certaines données concernant l'origine des armes utilisées contre nos chars, a-t-il affirmé. Mais l'examen se poursuit. Nous annoncerons le pays d'origine après les résultats définitifs.»
Le vice-Premier ministre a insisté que «toute arme ou munition transférée à Afrin serait visée par la Turquie».
«Soit nous les détruirons, soit nous les récupérerons, a renchéri Bozdag. Il n'y a pas une troisième option.»