Malek Jomni
02 Janvier 2021•Mise à jour: 03 Janvier 2021
AA/ Yémen
Les Nations Unies ont exprimé, samedi, leur inquiétude suite au décès de 5 civils lors du bombardement perpétré à Hodeïda, dans l'ouest du Yémen.
C'est ce qui ressort d'un tweet publié par la Mission des Nations Unies en appui à l'Accord sur Hodeïda (MINUAAH).
Suite à des concertations dans la capitale suédoise, Stockholm, le gouvernement yéménite et les Houthis sont parvenus, le 13 décembre 2018, à un accord relatif au règlement de la situation dans la province côtière de Hodeïda. Un cessez-le-feu global et un redéploiement des forces des deux parties ont été décidés.
Cet accord a été conclu sous les auspices des Nations Unies, sur fond d'échange d'accusations répété entre le gouvernement et les Houthis.
La mission a exprimé son inquiétude face aux dégâts humains causés par le bombardement qui s'était produit, vendredi, à al-Hodeïda.
Elle a également condamné toutes les violations de l'accord d'al-Hodeïda et a appelé les parties à éviter d'alimenter de nouvelles tensions qui entraînerait plus de victimes parmi les civils, sans plus de détails.
L'armée yéménite a déclaré, vendredi soir qu'un obus d'artillerie tiré par la milice houthie sur une salle de fêtes avait causé la mort cinq femmes. Sept autres ont été blessées.
Le centre de presse des Brigades des Géants (affilié à l'armée) a ajouté, dans un communiqué, que l'obus avait été tiré par des Houthis du côté d'un des parcs soumis au contrôle du groupe, à l'est d'al-Hodeïda".
Par ailleurs, le groupe houthi a accusé les forces progouvernementales d'être derrière le bombardement en question.
Cité par l'agence de presse Saba, le gouverneur par intérim d'al Hodeïda, Mohamed Qahim, a fait savoir que les mercenaires (les forces pro-gouvernementales) avaient pris pour cible la porte de la salle de mariage "Mansoura".
Les Houthis contrôlent la ville d'al Hodeïda en plus de son port stratégique, tandis que les forces gouvernementales contrôlent les entrées de la ville depuis les côtés Sud et Est.
La Coalition arabe, dirigée par le voisin saoudien, mène, depuis 2015, des opérations militaires au Yémen, en soutien aux forces gouvernementales contre les Houthis, qui sont appuyés par l'Iran et qui contrôlent les gouvernorats, dont la capitale, Sanaa (nord), depuis 2014.
La guerre, qui dure depuis plus de 5 ans, a affamé des millions de Yéménites. 80% de la population est devenue dépendante des aides humanitaires pour assurer la survie, dans l'une des pires crises humanitaires au monde.
*Traduit de l'arabe par Malèk Jomni.