Wafae El Baghouani
13 Mai 2026•Mise à jour: 13 Mai 2026
Les autorités françaises ont livré ce mercredi un message de rassurance face au suivi des cas liés à l’Hantavirus, affirmant qu’il n’existe aucune circulation du virus en France et qu’aucune mesure de protection généralisée n’est nécessaire à ce stade.
Devant les députés, la ministre de la Santé Stéphanie Rist s'est voulu rassurante, « Il n’y a actuellement aucune raison de porter un masque ».
Elle précise qu’aucune circulation du virus n’a été détectée sur le territoire, et que tous les cas identifiés en France sont isolés et pris en charge à l’hôpital, sans transmission communautaire observée.
22 cas contacts hospitalisés et suivis
Les autorités confirment que les 22 cas contacts identifiés en France sont tous hospitalisés ou en cours d’hospitalisation, répartis entre plusieurs établissements, notamment à Paris, Rennes et Marseille.
Parmi eux, une patiente française reste en réanimation à l’hôpital Bichat dans un état grave, tandis que les autres personnes suivies sont pour l’instant asymptomatiques mais placées en quarantaine renforcée.
Un dispositif sanitaire sous surveillance maximale
Les hôpitaux concernés ont activé des protocoles stricts, avec isolement des patients et équipements de protection renforcés pour le personnel soignant. À Bichat notamment, des chambres à pression négative sont utilisées pour limiter tout risque de transmission.
Par ailleurs, la ministre a indiqué qu’il n’existe pas d’alerte sur la capacité en réanimation, estimant que le système hospitalier est en mesure de faire face à la situation actuelle.
En parallèle, Matignon assure que le stock stratégique de masques chirurgicaux permet de couvrir “minimum trois mois” en cas de vague épidémique, sans compter les réserves supplémentaires des hôpitaux et du secteur privé.
La production nationale, estimée à plusieurs milliards de masques par an, est également présentée comme un facteur de sécurité supplémentaire.
Une réunion des ministres de la Santé de l’Union européenne est prévue dans l’après-midi afin d’harmoniser les stratégies de surveillance et de prévention.