James Tasamba
11 Août 2026•Mise à jour: 11 Août 2026
AA / Kigali
Plus de 2 000 personnes sont mortes de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC) depuis le début de l’épidémie à la mi-mai, ont annoncé mardi les autorités sanitaires, alors que les infections se propagent rapidement.
Le rapport de situation du ministère de la Santé indique que le nombre de cas confirmés a atteint 4 381, dont 2 011 décès.
Le taux de létalité global s’établit à 45,9 %.
L’épidémie a touché 53 zones de santé dans cinq provinces : le Haut-Uélé, l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et la Tshopo.
L’Ituri reste l’épicentre de l’épidémie, provoquée par la souche du virus Bundibugyo, où une transmission soutenue est observée.
S’exprimant lundi devant des journalistes à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, le directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique, Mohamed Yakub Janabi, a indiqué qu’environ 60 à 70 % des décès étaient enregistrés en dehors des centres de traitement.
Janabi a déclaré que le virus se propageait plus rapidement que prévu initialement.
« Nous courons derrière le virus. Le virus a une longueur d’avance sur nous », a-t-il déclaré.
Selon l’OMS, le virus pourrait avoir circulé pendant plusieurs mois avant que l’épidémie ne soit détectée, d’après les données issues du séquençage génétique.
À ce jour, aucun vaccin ni traitement spécifique n’a été homologué contre le virus Bundibugyo.
Cependant, un groupe consultatif technique de l’OMS a recommandé que le vaccin Ervebo soit considéré comme prioritaire pour être inclus dans un essai clinique randomisé dans le cadre de l’épidémie en cours.
Cette recommandation fait suite à l’examen de nouvelles données sur le vaccin Ervebo, qui est le seul vaccin homologué contre la maladie à virus Ebola.
*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani