Esma Ben Said
24 Mai 2016•Mise à jour: 25 Mai 2016
AA/ Cotonou (Bénin)/ Serge David Zouémé
Le Bénin a annoncé mardi la fin de la fièvre hémorragique Lassa qui a fait au total 21 morts sur 49 cas confirmés depuis le 5 janvier, date du premier décès imputé à "la cousine d'Ebola", selon un bilan officiel.
Le ministre béninois de la santé, Allassane Séidou, qui s’exprimait sur la télévision nationale Ortb, a annoncé la fin officielle de l’épidémie Lassa au Bénin «conformément au règlement sanitaire international, qui recommande l’observance d’une période de deux fois vingt-et-un jours, sans enregistrement de nouveau cas», a-t-il dit.
L'épidémie hémorragique, a fait, au total, 21 morts dont 15 dans le Borgou (nord Bénin) sur 49 cas (8 cas confirmés par les laboratoires, 13 cas probables [ceux qui sont décédés et chez qui on n’a pas pu faire le prélèvement pour confirmer la présence du virus] et 28 cas suspects [personnes chez qui des prélèvements sont faits et pour qui on a attendu les résultats pour infirmer]), selon les derniers chiffres compilés au plan national.
Le ministre a précisé que la surveillance épidémiologique a été rendue possible sur l’ensemble du pays "grâce aux équipes sanitaires de veille, conformément aux recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pendant quarante-deux jours après le dernier cas probable enregistré entre le 21 janvier et le 28 février 2016."
Le ministre a, par ailleurs, rappelé les multiples efforts et interventions menées dans la gestion de la crise sanitaire à virus Lassa par le Bénin, citant entre autres, "la mise en place de comités locaux de crise sanitaire dans les régions où des cas et décès ont été enregistrés, l’identification d’unités d’isolement temporaire au sein des hôpitaux de traitement de la fièvre de Lassa, la mobilisation sociale et la communication sur la fièvre Lassa à travers les médias de proximité".
Le virus a été identifié pour la première fois en 1969 dans la ville de Lassa, dans l'État de Borno au Nigeria où l’épidémie a déjà fait plus de 100 morts et des centaines de cas suspects depuis janvier dernier, selon un bilan établi le 6 février dernier par les autorités nigérianes.
Fièvre hémorragique souvent définie comme la "cousine" d'Ebola, la transmission de Lassa se fait par les excrétions de rongeurs ou par contact direct avec des liquides biologiques d'une personne malade, selon l'OMS.
Les symptômes de cette fièvre sont pseudo-grippaux. "Le traitement antiviral à la ribavirine semble efficace s'il est administré au début de l'évolution clinique. Rien ne permet d'affirmer que ce médicament a une quelconque utilité en prophylaxie post-exposition", précise l’agence des Nations-Unies.