AA - Ankara - Şeyma Tahan
Une étude des chercheurs franco-belges ouvre une piste importante dans le diagnostic précoce et les traitements de la maladie de Parkinson.
Les chercheurs ont réussi à identifier la source de cette maladie neurodégénérative dans le cerveau, qui était mal connue.
L'agrégation de fibres en forme de rubans de l'alpha-synucléine, une macromolécule qui joue un rôle dans les synapses, serait à l'origine de Parkinson, indiquent les chercheurs.
Selon la forme de ces fibres (pâte large façon linguine ou pâtes cylindriques semblables à des spaghettis), la maladie neurodégénérative serait différente.
Des fibres en "linguines" entraîneraient la maladie de Parkinson, des fibres en spaghettis causeraient un autre type de démence plus rare, l'atrophie multi-systématisée, selon l'étude.
Le directeur de recherche du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et l'Institut des Neurosciences Paris Saclay, Dr. Ronald Melki, explique dans son commentaire pour Anadolu, que comprendre la manière dont progresse la maladie, les dégats; par exemple la mort des neurones, permet de mieux comprendre la maladie.
"En comprenant la progression de la maladie vous pouvez intervenir sur l'évolution de la maladie. La maladie de Parkinson est une maladie du système nerveux à évolution lente qui entraîne une perte du contrôle des muscles. Donc on ne peut pas revenir en arrière parce qu'on ne peut pas remplacer les neurones" indique, le principal auteur de l'étude.
Selon Melki, un diagnostic précoce de la maladie et un traitement rapide des malades permetteraient d'éviter le stade tardif.
Les resultats de l'étude sont importants aussi pour les traitments de l'Alzheimer pour Melki. Ces résultats pourraient déboucher sur le développement d'anticorps pour lutter contre la maladie de Parkinson et envisager de pouvoir diagnostiquer, d'ici cinq ou dix ans, la maladie chez des individus de 40 ou 45 ans, estime.t-il.
Les conclusions ont été publiées dans la revue "Nature".