Mariem Njeh
04 Octobre 2026•Mise à jour: 04 Octobre 2026
AA / Istanbul / Mariem Njeh
Le ministre français des affaires étrangères Jean-Noël Barrot a annoncé samedi depuis Bunia, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), que la France entendait renforcer son soutien à la lutte contre l'épidémie d'Ebola. L'annonce intervient quelques jours avant l'ouverture, mardi à Paris, de la conférence nationale humanitaire.
Dans une déclaration faite depuis l'épicentre de l'épidémie, le ministre a indiqué que, dans le cadre des discussions budgétaires qui s'ouvriront « dans les prochains jours », la France proposerait une allocation de moyens humanitaires afin d'« aller jusqu'au bout » de cette lutte. Il n'a avancé aucun montant.
« Les virus ne connaissent pas les frontières »
Le ministre a présenté l'épidémie, qui sévit depuis mai, comme la plus meurtrière de l'histoire de la RDC et la deuxième plus grave au monde.
Selon lui, la mobilisation des autorités congolaises, des agences onusiennes, des ONG et des acteurs humanitaires a permis d'éviter la propagation du virus à d'autres régions de la RDC, aux grands centres urbains, puis au-delà, « jusqu'en Europe » et aux territoires ultramarins français. Il a toutefois averti que l'épidémie pouvait « ressurgir très rapidement et à tout instant ».
« Les virus ne connaissent pas les frontières », a-t-il déclaré, soulignant qu'ils ne pouvaient être combattus qu'en les éradiquant « là où ils surgissent ». Interrogé sur d'éventuels nouveaux cas en France, il a répondu qu'il ne fallait « pas craindre » mais se préparer, en formant notamment les soignants pour qu'ils ne deviennent pas eux-mêmes vecteurs de contamination.
Il a salué le rôle des chercheurs, des soignants et des associations françaises, « en première ligne », ainsi que le programme PRISM.
Défense de l'aide humanitaire
Le ministre a replacé son déplacement dans un contexte où l'aide humanitaire « fait l'objet d'attaques politiques partout dans le monde, y compris jusqu'en France ». Il a estimé que les « 30 centimes par Français » que représenterait l'aide française contre Ebola en RDC étaient « indispensables » pour protéger tant les Congolais que les Français.