Ayşe Başhoruz
16 Mai 2026•Mise à jour: 16 Mai 2026
AA / Istanbul
Le patron de Mercedes-Benz, Ola Källenius, a laissé entendre que le constructeur allemand pourrait s’engager dans le secteur de la défense, dans un contexte de réarmement européen face aux tensions géopolitiques. Dans une interview accordée au Wall Street Journal, Källenius a déclaré : « Le monde est devenu plus imprévisible, et je pense qu’il est tout à fait clair que l’Europe doit renforcer son profil en matière de défense », selon le média français BFMTV.
Mercedes-Benz n’a pas précisé quels types de produits militaires pourraient être développés, mais le président du directoire a précisé que ces activités resteraient « un créneau mineur par rapport à la fabrication de voitures et de fourgonnettes », tout en étant susceptibles de contribuer aux résultats commerciaux du groupe.
Selon le Financial Times, Volkswagen explore déjà des partenariats avec des sociétés spécialisées dans la défense antimissile, comme Rafael Advanced Defence Systems, pour transformer certaines de ses usines en sites de production militaire. Mercedes-Benz, de son côté, fournit depuis plusieurs années des châssis à des entreprises spécialisées, qui les équipent pour des applications militaires sous leur propre marque, selon le même média.
Par ailleurs, la société israélienne de défense Rafael serait en discussions pour reprendre l’usine Volkswagen d’Osnabrück, alors que le constructeur automobile prévoit d’y arrêter la production de véhicules après 2027, selon un député allemand.
Bastian Ernst, élu conservateur de la CDU et ancien acteur du secteur de la défense, a confirmé ces échanges à l’agence de presse allemande DPA.
« Il y a des discussions entre Rafael et Volkswagen », a-t-il déclaré, précisant que le site pourrait être utilisé pour produire des composants liés au système de défense aérienne Iron Dome, notamment des camions lourds, des lanceurs et d’autres éléments.