Tevfik Durul,Nazlı Yüzbaşıoğlu,Tuncay Çakmak
22 Novembre 2018•Mise à jour: 26 Novembre 2018
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a appelé les pays membres de l’Union Européenne (UE) à faire preuve de plus de solidarité avec la Turquie dans son combat contre le terrorisme.
Le Chef de la diplomatie turque a tenu, jeudi, une conférence de presse conjointe avec Federica Mogherini, Haute Représentante de l’UE pour la politique étrangère, et Johannes Hahn, Commissaire de l'Union Européenne pour la Politique régionale et de l'intégration européenne, après la réunion de Dialogue politique de haut niveau Turquie-UE à Ankara.
Le ministre turc a d’abord exprimé à nouveau la volonté du gouvernement turc de relancer et d’approfondir les relations avec l’UE, dans le cadre du processus d’adhésion, mais aussi dans le cadre de la coopération régionale.
Dans ce sens, Cavusoglu a dénoncé les discours de certains pays membres contre le processus d’adhésion de la Turquie.
"Les déclarations qui ignorent le statut de pays candidat de la Turquie (à l'UE) et qui l'excluent n’apportent rien à personne", a-t-il affirmé.
Concernant la lutte contre le terrorisme, le chef de la diplomatie turque a rappelé que la Turquie et l’UE ont été les cibles, les années passées, d’actes terroristes.
"La coopération avec l’UE doit se faire dans tous les domaines de cette lutte, notamment contre les combattants terroristes étrangers et les sources de soutien au terrorisme dans la région", a-t-il indiqué.
Mais Cavusoglu a souligné la faiblesse de la solidarité de l’Europe au combat mené par Ankara contre le terrorisme.
"Nous attendons plus de soutien des pays membres de l'UE à notre lutte contre le terrorisme", a-t-il appelé.
Au sujet de l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, Mevlut Cavusoglu a déclaré : "Il faut que tous les détails du meurtre soient découverts. Nous avons partagé avec tous ceux qui l’ont demandé, les preuves en notre possession. Les déclarations du parquet saoudien ne sont pas satisfaisantes, il existe trop d’incohérences."
Pour conclure, le ministre des Affaires étrangères a répondu aux critiques de l’UE au sujet de la détention de politicien Selahattin Demirtas et des arrestations dans le cadre de l’enquête sur les évènements de Gezi en 2013.
"Il est insensé que l'UE défende des personnes qui ont affirmé avoir agi pour renverser le gouvernement élu en Turquie", a-t-il lâché.