Salih Baran,Nur Asena GÜLSOY
14 Mars 2017•Mise à jour: 14 Mars 2017
AA – Ankara – Nur Gülsoy
La Turquie est inquiète de la situation de l'Europe qui va vers sa chute, a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu.
Le chef de la diplomatie turque s'est rendu dans la province d'Edirne, dans le Nord-ouest de la Turquie, pour effectuer des visites, mardi.
Il a commenté la scandale provoquée samedi par les Pays-Bas qui ont interdit l'entrée de ministres turcs.
«Nous avons très bien compris la situation de l'Europe malade, a déclaré Cavusoglu. Pourquoi interdisent-elles [les autorités européennes] la visite d'un ministre des Affaires étrangères? J'ai effectué une visite l'an dernier, pourquoi cette interdiction maintenant? Nous sommes sincèrement inquiets de la situation de l'Europe car elle avance petit à petit vers sa chute. Elle passe à la période d'avant la Seconde Guerre Mondiale. Nous observons ce glissement des partis du centre vers les partis racistes depuis six ou sept ans.»
Ainsi, le ministre a critiqué le gouvernement néerlandais qui n'agit plus différemment de Geert Wilders, alors que le Premier ministre est du Parti libéral, et le vice-Premier ministre, ainsi que le ministre des Affaires étrangères appartiennent au Parti social-démocrate.
«Pour obtenir deux votes de plus, par populisme, ils tournent le dos aux valeurs de l'Europe, a-t-il poursuivi, dénonçant l'hypocrisie. Les dirigeants politiques [européens] qui se déclarent 'honteux' lors de nos conversations téléphoniques, soutiennent ensuite les Pays-Bas. Car c'est par peur. Outre la jalousie et la peur à l'égard de la Turquie, c'est par peur de la dissolution de l'Union européenne (UE). J'ai une chose à dire: La peur ne remédie pas à la mort [expression turque]».
En outre, le ministre a critiqué le fait que l'Europe puisse prendre position sur le référendum constitutionnel qui se tiendra le 16 avril.
«Pourquoi les Européens mènent une campagne pour le 'NON' au référendum, et pourquoi certains de leurs quotidiens lancent des manchettes dans ce sens?, s'est interrogé Cavusoglu. Pourquoi empêchent-ils les réunions de nos concitoyens avec ceux qui disent 'OUI'? Les traitres à l'intérieur et à l'extérieur de la Turquie font campagne pour le 'NON'. Le PKK, le DHKP-C, FETO, tous les traitres se sont réunis autour du 'NON'.»