Selen Temizer,Ayvaz Çolakoğlu
14 Janvier 2019•Mise à jour: 16 Janvier 2019
AA - Ankara - Ayvaz Colakoglu
Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, en réaction au tweet du président américain, Donald Trump, a déclaré que la Turquie n'a pas peur des menaces.
Cavusoglu a animé, lundi, une conférence de presse conjointe avec le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères et européennes, aussi de l’Immigration et de l’Asile, Jean Asselborn, actuellement en visite en Turquie.
Il a répondu aux questions des journalistes sur le tweet du président américain, Donald Trump, au sujet de la Syrie.
"Les menaces ne nous font pas peur, a-t-il déclaré. Il est impossible d'obtenir quoique ce soit par la menace économique."
"Des partenaires stratégiques ne se parlent pas via les médias sociaux", a réagi Cavusoglu, avant de rappeler que c'est Trump qui a appelé son homologue turc, Erdogan, pour lui faire part de sa volonté de quitter la Syrie de manière coordonnée avec la Turquie.
Concernant la proposition de créer une zone tampon de 30 kilomètres dans le nord de la Syrie, le ministre a précisé qu'il s'agit d'une proposition faite depuis le début par le président Erdogan.
"Devant la détermination de la Turquie, ils ont mis en avant cette idée, nous n'y sommes pas contre", a-t-il assuré.
Cavusoglu a insisté sur le fait que l'organisation terroriste YPG/PKK représente une menace pour la sécurité nationale de la Turquie, ajoutant: "C'est une organisation terroriste qui souhaite diviser la Syrie, nous la ciblons car elle représente une menace pour notre sécurité."
Selon le ministre turc, le président Trump fait l'objet d'importantes pressions au sein de son administration par ceux qui sont contre l'idée d'un retrait de Syrie.
"Trump subit de sérieuses pressions, a-t-il noté. Les administrations sécuritaires font pression pour empêcher le retrait."
Trump avait déclaré que les forces américaines ont commencé à se retirer de Syrie, et que la lutte contre Daech se poursuivra.
Il avait aussi menacé la Turquie par des attaques économiques si elle vise le YPG/PKK, et avait annoncé la mise en place d'une zone sécurisée.