Enes Kaplan,Ayvaz Çolakoğlu
31 Octobre 2018•Mise à jour: 01 Novembre 2018
AA - Ankara - Ayvaz Colakoglu
Le porte-parole du parti pour la Justice et le Développement (Ak Parti - au pouvoir en Turquie), Omer Celik, a mis en garde la Grèce contre toute tentative d'étendre les limites de ses eaux territoriales.
Celik a animé, mercredi, une conférence de presse à l'issue d'une réunion de la direction du parti au siège à Ankara, présidée par le chef de l'Etat, Recep Tayyip Erdogan.
Au sujet des allégations selon lesquelles la Grèce souhaite augmenter graduellement les limites de ses eaux territoriales, Celik a fustigé une décision "très dangereuse" si elle était confirmée.
"C'est une approche très dangereuse. Je leur rappelle l'avertissement porté par la décision prise par la Grande Assemblée (turque) en 1995", a-t-il martelé.
A cette date, l'Assemblée turque avait qualifié de "motif de guerre", toute initiative grecque touchant aux limites des eaux territoriales.
"La moindre tentative d'augmenter l'étendue des eaux territoriales, recevra une réponse des plus sévères de la part de la Turquie", a averti le porte-parole.
Au sujet de l'assassinat du journaliste saoudien, Jamal Khashoggi, dans le consulat général de son pays à Istanbul, Celik a pointé du doigt la responsabilité d'une "haute autorité".
"Ce n'est pas une opération réalisable sans l'instruction d'une haute autorité", a-t-il souligné, précisant que la Turquie ne permettra pas que l'affaire soit étouffée.
"Nous voulons connaitre l'emplacement du corps et que l'identité du complice local nous soit communiquée", a-t-il insisté.
Quelques jours auparavant, le navire turc "Fatih" a entrepris le premier forage en eau profonde réalisé par la Turquie en Méditerranée, dans la zone dite 7, objet de tensions entre la Grèce et la Turquie, mais qui selon Celik, se trouve à l'intérieur des limites des eaux territoriales turques.
"Notre navire "Fatih" est escorté par notre Marine. Je déconseille vivement aux Grecs de tenter quoi que ce soit", a-t-il conclu.