Zahir Ajuz
02 Avril 2017•Mise à jour: 03 Avril 2017
AA/ Ankara
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré dimanche que « le peuple turc donnera aux dirigeants européens le 16 avril [date du référendum sur les amendements constitutionnels], une leçon qu'ils n'oublieront jamais».
C’est ce qu’a affirmé Erdogan dans un discours prononcé à l'inauguration de projets de développement dans la capitale, Ankara.
Commentant à la banderole appelant à son assassinat, brandie récemment devant le parlement suisse, il a déclaré: «Tayyip Erdogan ne mourra pas au gré de vos souhaits, les vies sont entre les mains de Dieu ».
Il a ajouté : « Tous les dirigeants de l’Union Européenne sont allés au Vatican pour écouter le Pape. Avez-vous compris pourquoi ils refusent l’adhésion de la Turquie depuis 54 ans ? Je le dis franchement et clairement : c’est une coalition de Croisés, et le 16 avril sera la date de la réponse ».
Le Parlement turc avait approuvé, le 21 janvier dernier, un projet d’amendement constitutionnel présenté par le parti de la Justice et du Développement (AK Parti, au pouvoir), permettant le passage à un système présidentiel.
L'amendement prévoit notamment que le nombre de députés au Parlement passe de 550 à 600, et que l'âge d'éligibilité soit abaissé de 25 à 18 ans.
Dans ce contexte, Erdogan a rappelé qu’il est en faveur d’une transition vers un système présidentiel depuis qu'il était maire d'Istanbul, à la fin des années 1990.
En ce qui concerne la lutte contre les organisations terroristes qui menacent la sécurité de la Turquie, Erdogan a souligné que son pays continuera à « traquer les terroristes jusqu'à éradiquer les menaces, et ce, quel qu’en soit le prix ».
Le président turc a critiqué le chef du Parti républicain du peuple (CHP, opposition), affirmant : « [Kemal] Kılıçdaroğlu nous accuse de qualifier de terroristes ceux qui rejettent les amendements constitutionnels. Ceci est un mensonge et une pure calomnie ».
« Nous respectons ceux qui approuvent comme ceux qui rejettent ces amendements. Cela découle de notre foi profonde en la démocratie», a-t-il conclu.