Hanife Sevinç,Murat Paksoy,Berk Özkan,Nur Asena GÜLSOY
07 Décembre 2018•Mise à jour: 09 Décembre 2018
AA – Istanbul – Nur Asena Gülsoy
Nous sommes déterminés à maintenir l'Alliance du peuple avec le Parti d'Action nationaliste (MHP, opposition), a déclaré le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan.
Aussi chef du Parti pour la Justice et le Développement (AK Parti), le président s'est exprimé aux journalistes à l'issue de la prière de vendredi, à Istanbul.
Abordant les préparatifs aux élections municipales prévues pour mars 2019, Erdogan a déclaré qu'ils sont «déterminés à maintenir l'Alliance du peuple» avec le MHP.
Il a souligné que ces élections sont importantes, du fait qu'elles sont organisées «dans une période où le monde entier attaque la Turquie et le peuple turc».
«Des collègues poursuivent le travail technique, et dès lors que cela sera achevé, nous pourrons nous réunir avec Devlet Bahceli [chef du MHP], peut être même cette semaine», a précisé Erdogan.
Il a rappelé que son parti a annoncé 74 candidats jusqu'à ce jour, pour les élections municipales, et que le reste sera annoncé suivant le travail réalisé avec le MHP.
L'Alliance du peuple avait été formée pour les élections législatives et présidentielle du 24 juin 2018, dont le président Erdogan était le candidat présidentiel.
Le président a aussi été interrogé sur les allégations selon lesquelles le président du Service des Renseignements turc (MIT), Hakan Fidan, aurait rencontré des membres du Congrès américain.
«Après la visite en Amérique latine, M. Fidan est passé au Canada, a-t-il fait savoir. Il est possible que cela [l'entretien] ait eu lieu après sa visite au Canada, car nous voulons informer ces pays aussi à tout moment, je ne suis pas au courant d'une réunion. Mais je sais bien qu'il est parti au Canada.»Interrogé sur le rôle de la Turquie dans la crise russo-ukrainienne, et les allégations selon lesquelles la Turquie serait pays médiateur, Erdogan a dit qu'il a été renseigné par les deux parties sur le sujet.
«J'avais discuté avec M. [Vladimir] Poutine [président russe], au téléphone, a-t-il noté. Par la suite, nous avons tenu une réunion avec les délégations, en Argentine. J'avais aussi discuté avec M. Porochenko au téléphone. J'ai transmis les demandes exprimées par l'Ukraine à Poutine. J'estime que les membres de l'équipage des navires en question, sont en cours d'interrogation. Je pense que la partie russe prendra une décision par la suite. Nous pouvons simplement transmettre les demandes, mais nous ne pouvons pas faire plus.»