Selen Temizer,Nur Asena GÜLSOY
15 Octobre 2018•Mise à jour: 16 Octobre 2018
AA – Ankara – Nur Asena Gülsoy
Les efforts diplomatiques de la Turquie ont sauvé 4 millions de civils à Idleb en Syrie.
La province d'Idleb située dans le Nord-ouest du pays a été l'un des endroits les plus frappés par la violence du conflit interne.
C'est pourquoi elle a été proclamée zone de désescalade au terme d'une réunion organisée à Astana les 4 et 5 mai 2017, entre la Turquie, la Russie et l'Iran.
Idleb, qui est également le «foyer» des opposants militaires, ville près de la frontière turque, a été une destination migratoire importance durant la guerre.
Suite à ces vagues migratoires, Idleb abrite maintenant près de 4 millions de personnes qui ont fui les attaques du régime de Bachar al-Assad, et des groupes qui le soutiennent.
La ville est aussi devenue un centre de rassemblement pour les opposants militaires.
Ainsi, elle est devenue une nouvelle cible du régime, durant les mois d'été.
Alors que les forces du régime ont commencé à encercler Idleb, Bachar al-Assad et les responsables russes ont commencé à menacer tous ceux qui se trouvaient dans la ville.
Le régime et son garant, la Russie ont commencé à effectuer des raids aériens le 4 septembre. Des dizaines de milliers de civils se sont déplacés vers la frontière turque et les postes d'observation de l'Armée turque dans la ville.
Pendant que les Nations Unies (ONU) mettaient en garde les parties contre les massacres des civils, les vagues migratoires et la crise humanitaire, Ankara a intensifié ses efforts diplomatiques.
Les responsables turcs ont organisé des réunions avec les délégations russes et iraniennes, suivant les accords d'Astana.
Suite à la proposition faite par le président turc, Recep Tayyip Erdogan, durant la réunion tripartite tenue le 7 septembre à Téhéran, lui-même et son homologue russe, Vladimir Poutine ont conclu un accord, le 17 septembre à Sotchi.
Ils ont ainsi adopté une série de mesures supplémentaires afin de préserver la trêve.
Après l'accord de Sotchi, une nouvelle période a commencé à Idleb. Les raids aériens et les menaces du régime syrien et de la Russie, ont été mis à terme.
Environ 80 000 civils qui avaient dû se déplacer auparavant, sont revenus chez eux à Idleb. Encouragés par les postes d'observation turcs, les civils se sont mis à reconstruire leurs maisons endommagées.
Malgré toutes les difficultés, les familles ont commencé de nouveau à envoyer leurs enfants à l'école. Le climat sécurisé a ranimé la vie sociale et économique.