Canan Tükelay,Ayvaz Çolakoğlu
21 Février 2017•Mise à jour: 22 Février 2017
AA - Afyonkarahisar (Turquie) - Ayvaz Colakoglu
"Dans cette période que nous traversons, l'Islam est face à un problème de survie, nous devons être conscient de cela", a déclaré, mardi, le président de la Direction des affaires religieuses en Turquie, Mehmet Gormez.
Gormez a participé à une réunion de responsables religieux, mardi à Afyonkarahisar (Centre-Ouest) en Turquie.
Mehmet Gormez a rappelé, lors de son allocution, les turbulences que traverse l'Islam en ces temps modernes dans le monde, signifiant que des comportements d'individus ou de groupes, totalement contraires aux préceptes de l'Islam sont présentés comme s'ils en constituaient l'essence.
"Notre religion est sous la protection de notre créateur, cependant, en cette période que nous traversons, l'Islam est face à un problème de survie, nous devons tous être conscients de cela (...) ces dernières années, lors des plus grands drames vécus dans notre pays, dans la région et dans le monde, l'Islam occupe la première place dans l'actualité de l'humanité, mais j'observe avec tristesse, que notre sainte religion n'est pas à l'ordre du jour pour sa miséricorde, pour son refus de toutes les formes de discriminations et de racismes. Depuis deux siècles, notre religion est montrée comme la source de la pauvreté, de l'ignorance, de la misère. Lorsqu'on parle de violence, de guerre, de terrorisme ont cherche a faire une corrélation avec l'Islam. Si des violences sont faites aux femmes, on cherche d'une manière ou d'une autre à pointer l'Islam et les musulmans. Des débats sur les restrictions de liberté aboutissent à une incrimination de l'Islam. Tous ceux qui supposent que ces comportement abjectes sont une émanation de l'Islam, porteront le coup fatal à l'Islam".
Gormez a souligné que la Direction des affaires religieuses luttera avec tous ses moyens contre les campagnes de dénigrement de l'Islam.
Le président Gormez a également abordé les perquisitions menées par les autorités allemandes au domicile des Imams en Allemagne signifiant qu'il s'agissait là d'une manoeuvre pour affaiblir et discréditer l'institution DITIB (qui gère les affectations d'imams turcs de l'étranger).