Zekeriya Güneş,Ekrem Payan,Tuncay Çakmak
16 Novembre 2016•Mise à jour: 17 Novembre 2016
AA - Sirnak - Tuncay Çakmak
Après la levée partielle du couvre-feu en vigueur dans la ville de Sirnak, dans le sud-est de la Turquie, les commerçants ont exprimé leur colère contre l’organisation terroriste PKK.
Sirnak avait été placée sous couvre-feu le 14 mars dernier pour lutter, dans les meilleures conditions de sécurité possibles pour les habitants, l’organisation terroriste PKK qui avait creusé des tranchées et installées des barricades dans les rues de la ville.
Le lundi 14 novembre, le couvre-feu a été partiellement levé et les habitants peuvent à nouveau circuler normalement entre 05h00 et 22h00 (heures locales).
Grâce à cette mesure, les commerçants et artisans, qui avaient baissé les rideaux depuis huit mois, ont pu reprendre leurs activités.
Le correspondant de l’Agence Anadolu a recueilli les réactions des commerçants de Sirnak.
"Le HDP (Parti Démocratique des Peuples), le PKK et ses branches ont transformé notre ville en enfer. Toutes les rues ont été piégées de bombes", a déclaré, en kurde, Zekeriya Tatar.
Ce commerçant a également indiqué que de nombreuses maisons ont été détruites ou détériorées par les terroristes, "obligeant parfois trois familles entières à vivre dans une même maison".
"Nous sommes heureux de pouvoir revenir dans notre ville et de rouvrir nos commerces. Nous reprenons aujourd’hui notre travail avec pleins d’espoirs", a-t-il ajouté.
Un autre commerçant de la ville, Mehmet Acar, a expliqué que la population a toujours été la première victime du PKK.
"Depuis 40 ans la population est victime du PKK. Nous espérons que cette situation ne se reproduira plus. Nous attendons de notre Etat qu’il s’occupe de nous", a-t-il dit.
Pour Acar, il est temps que Sirnak, comme l’ensemble du pays, retrouve la paix et la prospérité.
"Nous sommes satisfaits des mesures prises par le gouvernement. Nous attendons que les investissements reprennent au plus vite et que les pertes soient compensées", a-t-il encore ajouté.
Suleyman Ciftci, un autre commerçant de Sirnak dont la maison et le commerce ont été détruits par les terroristes, se plaint des difficultés qu’il a rencontré à cause du PKK.
"Nous avons tellement subi de malheurs à cause du PKK que je ne peux tout vous citer. Nous avons tout perdu, nos maisons et nos commerces", a-t-il indiqué.
Ciftci, comme tous les autres commerçants et artisans de Sirnak, attend l’aide de l’Etat pour retrouver une vie normale et reprendre son activité professionnelle.