Halil Fidan,Ayşe Betül Gedikoğlu
06 Avril 2017•Mise à jour: 07 Avril 2017
AA -Sanliurfa (Turquie)
Quelques cinquante enfants syriens orphelins, qui se sont réfugiés en Turquie à cause de la guerre civile ravageant leur pays, ont été installés dans un « Konak » [grandes résidences typiques de la Turquie], de la ville de Sanliurfa, dans le sud-est de la Turquie.
Sanliurfa est l’une des villes turques qui accueille le plus de réfugiés, ainsi, les fondations d’aides humanitaires et les autorités de la ville mènent des efforts sérieux pour répondre à leur besoin.
L’association internationale d’entraide « Hayrat » a transformé un ancien « Konak » de trois étages, récemment restauré, en un centre de formation pour les enfants Syriens orphelins.
Alors que les enfants suivent d’une part une éducation scolaire, de l’autre, ils reçoivent de multiples formations tels que l’apprentissage de l’anglais, la maîtrise de l’informatique ou encore des formations pour devenir « hâfiz » [personne qui connait le Coran par-coeur].
Lors d’une interview accordée à l’Agence Anadolu (AA), le représentant de l’association Hayrat pour Sanliurfa, Abdullah Toprak, a affirmé que l’association est active dans l’ensemble de la Turquie et dans 45 autres pays.
Toprak a indiqué qu’ils ont procédé récemment à la restauration d’un Konak historique de la ville et qu’ils l’ont inauguré en tant que centre de formation pour orphelins.
Soulignant l’importance accordée aux orphelins dans la religion musulmane, Toprak a assuré que l’association turque dépense de sérieux efforts pour les rendre heureux.
« Quelques cinquante enfants sont accueillis dans ce centre. Ils dorment ici. Dans la journée, ils se rendent dans les centres de formation temporaires liés à l’éducation nationale, l’après-midi ils reviennent ici et suivent leur formation. Il y a des dortoirs, des salons d’étude, une cuisine et des douches »,a-t-il décrit.
« Les enseignants qui les prennent en charge sont aussi des Syriens. Ils accompagnent les enfants pour leurs cours »,a-t-il dit.
Il a noté que la majorité de ces enfants s’abritaient dans les camps de réfugiés avant d’être pris en charge par l’association turque.
Toprak a indiqué que le projet a pour objectif d‘augmenter leur niveau d’étude, de les entourer, de leur permettre d’élargir leurs horizons.
Il a tenu à préciser que leur équipe qui travaillent sur ce projet est composée de sociologues, de médecins et d’enseignants.
Rami Suleyman, un enfant âgé de douze ans, s’est exprimé au micro d'Anadolu. Il a indiqué avoir perdu ses parents dans le district al-Bab de la ville syrienne d’Alep et s’être rendu en Turquie avec des membres de sa famille.
« Je suis arrivé dans cette maison quelques semaines auparavant. J’ai commencé à apprendre la langue turque. Je continue d’aller à l’école et j’apprends ma religion en même temps. C’est vraiment un lieu superbe, j’ai eu de nouveaux copains. J’aime beaucoup la Turquie. En Syrie, les blessés sont confrontés à de sérieux problèmes à cause de l’insuffisance de médecins et d’hôpitaux. C’est pourquoi je veux devenir médecin quand je serais grand », a-t-il dit.