Mümin Altaş,Tuncay Çakmak
25 Janvier 2017•Mise à jour: 25 Janvier 2017
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le Premier ministre turc, Binali Yildirim, a déclaré que le référendum concernant la réforme constitutionnelle devrait être organisé dans la première moitié du mois d’avril 2017.
Le chef du gouvernement s’exprimait, mercredi, lors de la réunion des présidents des fédérations locales et régionales de son parti, le Parti de la Justice et du Développement (AK Parti).
La réforme constitutionnelle proposée par son parti et adopté la semaine dernière par le Parlement, et le référendum sur cette réforme ont été au centre de son intervention.
"Nos citoyens veulent le changement, c'est donc notre devoir que de le proposer. Le référendum sur la réforme constitutionnelle devrait voir le jour dans la première moitié du mois d'avril. La date définitive sera précisée dans les prochains jours par le Haut Conseil Electoral (YSK)", a-t-il indiqué.
Le Premier ministre a expliqué qu'avec cette réforme, contrairement à ce que prétend le principal parti d’opposition (CHP – Parti Républicain du Peuple), il ne s’agit pas d’un changement de régime, mais seulement d’un changement de système de gouvernance.
"Le but ici est de finaliser la réforme de 2007 qui avait instauré l’élection au suffrage universel du président de la République", a-t-il affirmé.
"Par ailleurs, le rôle du Parlement ne se réduit pas, au contraire il se renforce. Ne nous leurrons pas, jusqu’à présent, le Parlement faisait ce que le parti au pouvoir voulait. Avec cette réforme, chaque député pourra proposer individuellement un projet de loi. Les parlementaires pourront contrôler les ministres et le président de la République", a-t-il ajouté.
Pour le Premier ministre turc, la réforme constitutionnelle, si elle est adoptée par le peuple, ouvrira le chemin à une Turquie plus forte et plus influente dans sa région et dans le monde.
"L'influence de la Turquie dans la région est aujourd'hui plus grande. Nous discutons avec l'Irak de la présence du PKK sur ses terres et du rôle des soldats turcs dans le camp de Bachika à proximité de Mossoul. Ceux qui ne nous prenaient pas en compte sur la question syrienne sont aujourd'hui contraints de suivre notre politique", a-t-il affirmé pour conclure.