Fatma Nur Candan
06 Août 2026•Mise à jour: 06 Août 2026
L’annonce a été faite jeudi par le ministre turc de la Culture et du Tourisme, Mehmet Nuri Ersoy.
« Le symbole de la guérison, vieux d’environ 1 800 ans, a refait surface à Aspendos. Nos fouilles dans la cité antique ont permis de découvrir ce groupe statuaire en marbre de 2,20 mètres représentant ensemble le dieu de la médecine et son fils », a déclaré le ministre sur les réseaux sociaux.
Datée du dernier quart du IIe siècle après J.-C., l’œuvre a été retrouvée parmi les vestiges de l’aile nord de la Porte monumentale, sur la façade ouest de la place orientale de la rue du Théâtre. Elle illustre parfaitement les traits de la sculpture de l’époque impériale romaine : posture des figures, traitement des plis de l’himation, et travail minutieux du visage, des cheveux et de la barbe d’Asclépios.
Dans l’Antiquité, Asclépios incarnait la médecine, le soin et la préservation de la santé, tandis que Télésphore, représenté en longue tunique à capuchon, symbolisait l’achèvement du traitement, la guérison et la convalescence. « Cette sculpture constitue un puissant symbole de tout le processus de guérison, de la maladie au rétablissement complet. Elle apporte aussi de nouvelles données sur les cultes de la santé, les croyances et la vie sociale à Aspendos », a ajouté le ministre, en remerciant la Direction générale des biens culturels et des musées ainsi que l’équipe de fouilles.
Asclépios est représenté debout, de face, sous les traits d’un homme mûr aux longs cheveux et à la barbe fournie. Il s’appuie sur sa jambe gauche, avance légèrement la droite, le torse largement dénudé, l’himation drapé sur l’épaule gauche et retombant en profonds plis autour de la taille et des jambes. À ses pieds, Télésphore, figuré à une échelle nettement plus petite sous les traits d’un enfant, est entièrement enveloppé d’un long vêtement à capuchon qui masque les détails anatomiques et lui donne une silhouette presque cylindrique.
La découverte de ce groupe dans les vestiges de la Porte monumentale reliant la place orientale confirme qu’il était exposé dans l’un des espaces publics et cérémoniels les plus importants de la cité. Elle constitue un témoignage archéologique majeur de la présence du culte d’Asclépios et de l’importance des croyances liées à la santé dans la vie de l’Aspendos romaine.