Nazlı Yüzbaşıoğlu,Tuncay Çakmak
23 Septembre 2019•Mise à jour: 24 Septembre 2019
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
La 17ème édition de la Formation pour le Journalisme de Guerre, proposée en partenariat par l’Agence Anadolu (AA), l’agence turque de Coopération et de Coordination (TIKA) et l’Académie de Police turque, dans le cadre du Programme de Formation de Correspondants (MEP) de la TIKA, a débuté à Ankara.
23 journalistes provenant de l'Afghanistan, de l'Ethiopie, de la Géorgie, de l'Ukraine, de la Croatie, de la Syrie, de la Colombie, du Myanmar, du Nigéria, de l'Algérie, de la Palestine, de la Jordanie, des Philippines et du Pakistan, participeront à la formation assurée par les meilleurs experts policiers et militaires de Turquie.
Le programme a débuté, lundi, au campus de l'Académie de Police à Anittepe, Ankara.
Les stagiaires, qui deviendront des correspondants travaillant dans des conditions de guerres, de catastrophes naturelles ou d’autres situations exceptionnelles, sont formés par les meilleurs experts policiers et militaires de Turquie et d’autres pays.
"Un correspondant peut, avec l'article qu'il a écrit, ou avec la photo qu'il a prise, déclencher une guerre ou mettre fin à une guerre", a assuré Ugur Tanyeli, Coordinateur des projets de formation de la TIKA
"Nous pensons que la formation au journalisme de guerre n’est pas un privilège, il est un droit. Nous avons pour principe de ne pas missionner un correspondant dans une zone de guerre s’il ne possède pas ce certificat. Pour l’AA, le journaliste est plus important que l’information. Nous voulons partager ces valeurs avec nos collègues en Turquie mais aussi les journalistes comme vous qui viennent de pays frères et amis", a déclaré le Directeur de l'Académie de Journalisme de l'AA, Cihangir Isbilir.
Des cours théoriques et pratiques sont dispensés, en anglais, 200 heures au total pendant 12 jours, par des journalistes expérimentés de l'AA, ainsi que par des experts de l'Académie de police et de la Direction de la gestion des Catastrophes Naturelles et Urgences (AFAD).
Les futurs correspondants de guerre seront aussi formés à l’intervention d’urgence et à l’utilisation des équipements en cas de violences ou contestations sociales.
Par ailleurs, de vraies munitions seront utilisées lors des formations dans l'objectif de former les participants en créant toutes les conditions où peuvent être vécues des situations d'urgences, afin de leurs permettre d'apprendre en vivant la situation.
La formation qui a donc débuté ce 23 septembre, durera 12 jours et comprendra 26 cours distincts.