Zahir Sofuoğlu
11 Juillet 2021•Mise à jour: 12 Juillet 2021
AA/ Ankara
Le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, a affirmé dimanche que la Grèce poursuivait ses positions provocatrices qui accentuent la tension, en faisant fi des lois et des accords signés.
C'est ce qui ressort d'une déclaration accordée par Akar à l'Agence Anadolu, en réponse aux allégations de son homologue grec, Nikolaos Panayotopoulos, qui avait accusé la Turquie d'enfreindre le droit international et de menacer la stabilité de la région.
Le ministre turc a affirmé que les déclarations de son homologue grec n'étaient compatibles ni avec les entretiens constructifs qui ont eu lieu dernièrement entre le Président Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, ni avec les efforts visant à baisser la tension pendant la période de l'été.
Et d'ajouter : "J'appelle mon honorable homologue à réfléchir et à parler d'une manière convenable, logique et juste, dans le cadre des accords conclus entre nos deux pays, du droit international et des principes du bon voisinage, loin de l'égoïsme et de l'émotion".
Il a signalé que la Turquie était un pays important qui contribue à faire régner la paix et la stabilité dans une région géographique comme le Moyen-Orient.
Akar a noté que pour résoudre les problèmes , la Turquie se base sur le droit international, le dialogue et les principes de bon voisinage, ajoutant que nul ne pouvait nier la position turque et sa contribution au sein de l'OTAN (l'Organisation du traité de l'Atlantique nord/ NDLR).
Et de poursuivre : "La Grèce qui accuse, à tout va, la Turquie de ne pas respecter le droit international, poursuit sa position provocatrice, contraire à la loi et rigide, malgré tous les efforts constructifs fournis par la Turquie", notant que "les manœuvres entrepris par la Grèce visant la provocation et la militarisation des îles de la mer Egée (...) accentuent la tension".
"Malgré les clauses claires dans les Traités de Lausanne et de Paris, le Grèce œuvre à la militarisation des îles d'Egée. Contre qui et pour quelle raison ? Les clauses sont claires et nos homologues grecs le savent pertinemment", a encore affirmé le ministre turc.
En réponse aux demandes grecques concernant un espace aérien s'étendant sur 10 miles malgré que les eaux territoriales grecques s'étendent sur uniquement 6 miles, Akar a déclaré : "Nous n'avons jamais vu de tel, ni dans l'histoire, ni actuellement".
Il a signalé que la Turquie faisait de grands sacrifices concernant les migrants irréguliers, alors que la Grèce les repousse avec des pratiques inhumaines et contraires au droit international.
*Traduit de l'arabe par Fatma Ben Dhaou