Ali Kemal Akan,Ayvaz Çolakoğlu
05 Juin 2017•Mise à jour: 06 Juin 2017
AA - Ankara - Ayvaz Colakoglu
"La décision de retrait est une décision qui les concerne, à partir de maintenant, la décision de se retirer ou pas, est une décision qui peut être prise unilatéralement par les Allemands. Au sujet de cette décision, nous n'aurons rien à redire", a déclaré le porte-parole du gouvernement turc et vice-Premier ministre Numan Kurtulmus, en clarifiant la position de la Turquie au sujet de la crise vécue actuellement avec l'Allemagne au sujet de la base d'Incirlik.
Numan Kurtulmus a animé un point presse, lundi, à l'issue du Conseil des ministres au palais présidentiel à Ankara.
Une délégation de parlementaires allemands a exprimé sa volonté de rendre visite aux soldats allemands dans la base militaire d'Incirlik en Turquie. Cette demande a, toutefois, fait l'objet d'un véto de la part des autorités turques.
"Incirlik est une base turque, je tiens à le souligner une nouvelle fois. Par conséquent, nous pensons, qu'avec tous ces sujets en suspens, il ne serait pas juste qu'une délégation allemande se rende sur la base d'Incirlik. La décision de retrait est une décision qui les concerne, à partir de maintenant, la décision de se retirer ou pas, est une décision qui peut être prise unilatéralement par les Allemands. Au sujet de cette décision, nous n'aurons rien à redire", a insisté Numan Kurtulmus.
Plusieurs sujets font l'objet de de discordes entre l'Allemagne et la Turquie, notamment le soutien apporté par Berlin aux militants du PKK sur son sol et la protection offerte aux putschistes, responsable de la tentative de coup d'état du 15 juillet et réfugié en Allemagne qui y ont notamment obtenu le droit d'asile.
La Turquie mène actuellement une lutte déterminée contre l'organisation terroriste séparatiste PKK, malgré tous les soutiens extérieurs dont bénéficie cette nébuleuse terroriste, des résultats concrets sont obtenus sur le terrain.
" La période actuelle est celle qui a connu les chiffres les moins élevés concernant l'enrôlement dans les rangs de l'organisation terroriste PKK, lors des 29 dernières années. Cette période comprend les mois de janvier à mai, par rapport à l'année précédente. Ainsi, nous constatons une baisse de 90 % dans le recrutement de l'organisation. Si Dieu le veut, le plus rapidement possible, grâce à la détermination de notre peuple et de nos services de sécurité, nous allons faire plier toutes ces organisations terroristes, avec en priorité le PKK, qui ne monopoliseront plus l'actualité de ce pays", a lancé le porte-parole.
Une des priorités de l'Etat turc est la lutte contre les putschistes membres de FETO et ses sympathisants infiltrés dans l'appareil étatique, sur ce sujet, Numan Kurtulmus a déclaré : "Nous suivons de très près les travaux relatifs à la lutte contre FETO à l'étranger, par exemple, en Arabie Saoudite et en Malaisie, les membres de FETO ont été identifiés et extradés vers la Turquie".
Pour finir, Numan Kurtulmus a abordé la nouvelle crise qui secoue actuellement le Moyen-Orient et le positionnement de certains pays de cette régions qui ont coupé leurs relations diplomatiques avec le Qatar.
" Cela semble être une crise importante qui doit être réglé avant de prendre d'autres tournures. Dans cette région, au Moyen-Orient, il ne doit pas y avoir d'autres tentions. La Turquie va faire son possible pour trouver une solution à cette situation. Ce qui est important, c'est de maintenir les canaux diplomatiques ouverts. Nous essayerons de maintenir les canaux diplomatiques ouverts en gardant le contact avec le Qatar" a-t-il avancé, indiquant que le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, est actuellement en train de mener une intense activité diplomatique pour tenter de trouver une issue favorable à cette crise.