AA - Ankara - Nur Gülsoy
Le vice-Premier ministre turc, Besir Atalay, a qualifié l'incident de la "statue" de provocation.
La chaîne de télévision turque NTV a interviewé Besir Atalay, mardi, à propos de l'incident lors d'une saisie, le même jour, d'une statue appartenant à un membre de l'organisation terroriste. L'incident a fait un mort et deux blessés à Diyarbakir près de Yolcati (sud-est de la Turquie). La statue représente un terroriste avec une arme à la main.
"Nous avons aussi discuté avec les représentants du Parti démocratique du peuple (HDP), a-t-il affirmé. Ils n'approuvent pas cet incident, eux non plus. Ils estiment que c'est une provocation. Ce qui a été fait aujoud'hui était nécessaire. Il n' y a aucune tolérance pour ce genre de chose."
Besir Atalay a rappelé que les autorités turques n'étaient pas au courant de l'installation de la statue, jusqu'à ce que la presse l'ait rendu publique.
Un groupe de personnes s'était opposé à l'accès des forces de l'ordre à la zone où se trouvait la statue en lançant des pierres et des feux d'artifice. Les équipes de la gendarmerie avaient riposté en utilisant du gaz lacrymogène. Des coups de feu ont été tirés sur les forces de l'ordre, ce qui a provoqué une montée de la tension, l'escalade puis l'affrontement. Mehdi Taskin, âgé de 24 ans, blessé et aussitôt transféré dans un hôpital proche de la région, avait succombé à ses blessures. D'autre part, deux personnes avaient été blessées dont une, grièvement.
Interrogé sur le calendrier du retour des membres de l'organisation terroriste, dans le cadre du processus de résolution, Besir Atalay a mis l'accent sur la necessité de renoncer à tout acte provocateur avant qu'un cadre légal ne soit défini.
"Nous émettrons une feuille de route qui définit le retour (aux négociations), l'abandon des armes, l'intégration dans la société, a-t-il dit. Nous souhaitons que la Turquie soit un pays normal."
Le vice-Premier ministre a aussi commenté la situation en Irak et la menace de l'Etat islamique (EI): "je considère qu'il n' y a aucun risque pour nos frontières ou sur notre territoire. Compte tenu de la dimension humanitaire, nous nous efforçons de faire de notre mieux."