Zeynep Akyıl,Tuncay Çakmak
14 Juillet 2016•Mise à jour: 15 Juillet 2016
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le vice-Premier ministre turc, Nurettin Canikli, a déclaré que «le combat actuel de l’Etat et du gouvernement contre l’organisation terroriste PKK est plus qu’une simple lutte contre le terrorisme, c’est une nouvelle guerre d’indépendance».
Nurettin Canikli était, jeudi, l’invité des éditorialistes de l’Agence Anadolu. Il a répondu aux questions relatives à l’actualité nationale et internationale.
«Notre combat actuel contre les terroristes est différent de celui mené par notre Etat depuis les années 80. Il ne rentre pas dans la définition classique du combat contre le terrorisme, il va beaucoup plus loin. Nous pouvons même le qualifier de nouvelle guerre d’indépendance», a-t-il estimé.
Le vice-Premier ministre a affirmé que la Turquie ne mène pas seulement un combat contre le terrorisme mais qu’elle est confrontée à un projet mondial visant à remodeler la région.
«Tous les pays de la région sont la cible d’un plan qui veut redessiner cette région. Ce n’est pas nouveau mais ces dernières années l'exécution du plan s’est accélérée. Dans ce sens, le PKK est instrumentalisé par les pays et les puissances mondiales qui veulent réaliser ce projet», a-t-il encore dit.
Canikli en a profité pour dénoncer l’accord donné par le Parlement Européen à une exposition, dans ses locaux, qui fait l’apologie du PKK, de son chef emprisonné, Abdullah Ocalan, et de sa branche syrienne le PYD.
«L’organisation terroriste et ceux qui la soutiennent pensaient que la stratégie des tranchées et des barricades allait mettre les habitants du sud-est de notre pays et notre Etat, dos à dos. Mais notre peuple a déjoué tous ces plans», a-t-il expliqué.
«Nos concitoyens de la région ont montré que leurs yeux sont tournés vers Ankara. Ils n’ont pas soutenu les terroristes. Le plan de ceux qui instrumentalisent le PKK pour diviser la Turquie a échoué. Comme l’organisation terroriste, la force qui se cache derrière elle, a été ensevelie dans ses tranchées», a-t-il affirmé.
Canikli a rappelé que les opérations sécuritaires se poursuivent et qu’elles ne s’arrêteront que quand tous les terroristes seront vaincus.
Ensuite, le vice-Premier ministre s’est exprimé sur la volonté du gouvernement d’octroyer la nationalité turque aux réfugiés syriens.
Il a rappelé que ceci ne se fera que dans certaines conditions, comme le fait de ne pas avoir été lié à des actions terroristes.
Une polémique est apparue après les propos du Président de la République, Recep Tayyip Erdogan, qui avait indiqué que les réfugiés syriens pourraient bénéficier de logements sociaux construits par la TOKI (Agence gouvernementale de gestion des logements sociaux).
«Les logements sociaux attribués aux réfugiés Syriens ne seront pas gratuits, mais comme pour nos concitoyens, il est question de possibilités de paiement à long terme. Rien d'autre", a-t-il expliqué le vice-Premier ministre.
Il a également indiqué que ces attributions ne se feront pas au détriment des citoyens turcs en attente d’un logement, mais que cette mesure concerne les logements disponibles dans certaines régions.
Pour finir, Canikli a évoqué les dernières mesures du gouvernement en faveur des entreprises et de l'investissement, qui comprend notamment des baisses de charges.