Fatih Hafız Mehmet,Tuncay Çakmak
08 Décembre 2016•Mise à jour: 09 Décembre 2016
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a estimé, jeudi, que "les extrémismes n’ont jamais été aussi élevés et répandus dans le monde et dans la région qu’à présent."
Cavusoglu s’exprimait, jeudi, lors de la 23ème réunion des ministres des pays de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) à Hambourg en Allemagne.
Le chef de la diplomatie turque a, au début de son allocution, expliqué ce qui s’est vraiment passé la nuit du 15 juillet, lors de la tentative de coup d’Etat orchestrée par l’organisation terroriste du FETO et qui a coûté la vie à 248 citoyens turcs et fait plus de deux mille blessés.
"Mais le peuple turc a su défendre sa démocratie et son ordre constitutionnel", a-t-il dit, avant d’avertir chaque les autres membres de l’OSCE face à la menace FETO dans leurs propres pays, rappelant que l’organisation est implantée dans 170 pays dans le monde.
Mevlut Cavusoglu est ensuite revenu sur les autres problèmes "en suspens" auxquels doivent faire face les pays de l’OSCE, parmi lesquels il a cité la situation qui prévaut en Abkhazie, en Ossétie du Sud et surtout en Ukraine et en Crimée.
"Ce statu quo est inacceptables. Nous devons trouver une solution en faveur de l’unité territoriale de l’Ukraine dans le cadre de droit international. La mission de l’OSCE en Crimée (annexée par la Russie) doit aussi se pencher sur la question de la minorité des Tatars de cette région", a-t-il poursuivi.
Le ministre turc a ensuite attiré l’attention de ses homologues européens sur la montée des extrémismes, du racisme et de l’islamophobie en Europe et dans le monde.
"Les extrémismes, l’islamophobie, la christianophobie, l’antisémitisme et le racisme sont en hausse partout dans le monde. Particulièrement dans notre région. La situation n’a jamais été aussi préoccupante", a-t-il affirmé.
Inquiet de la situation à ce sujet en Europe occidentale, Cavusoglu a appelé les pays concernés à accorder davantage d’importance aux différences culturelles.
"Les différences sont notre richesse. La première leçon que nous devons enseigner aux jeunes générations c’est la tolérance, l’empathie et le respect mutuel", a-t-il défendu pour finir.