Zuhal Demirci,Nur Asena GÜLSOY
17 Mai 2019•Mise à jour: 18 Mai 2019
AA – Ankara – Nur Asena Gülsoy
Le soutien qu'accorde l'Union européenne (UE) à l'administration chypriote grecque, sous prétexte de solidarité, ne convient pas au droit international, a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu.
Le chef de la diplomatie turque a adressé une lettre aux ministre des Affaires étrangères des pays membres permanents des Nations unies (ONU), des pays membres de l'UE et à la Haute représentante de l'UE, Federica Mogherini, pour les informer sur les positions de la Turquie en Méditerranée Orientale, vendredi.
Ainsi, Cavusoglu a insisté que le navire Fatih effectue un forage dans le plateau continental turc, en Méditerranée orientale.
Il a souligné que le soutien accordé par l'UE à l'administration chypriote grecque, sous prétexte de solidarité à un pays membre, ne convient pas au droit international.
Cavusoglu a ajouté que la position adoptée par la Turquie en Méditerranée orientale est bien notée au sein de l'ONU depuis 2004, et que le pays n'accepte pas le prétexte unilatéral de "zone économique exclusive" des Chypriotes grecs.
Le ministre a aussi souligné que la non intervention des tiers dans les différends de juridiction maritime est un principe, et que les tiers ne peuvent pas décider, comme un tribunal, des frontières maritimes. Ainsi, l'UE viole clairement le droit international, a noté Cavusoglu.
Une solution permanente à l'ouest de l'île de Chypre n'est possible qu'après la résolution de la question chypriote, a poursuivi le ministre, exprimant clairement à Mogherini que l'UE doit jouer un rôle constructif, sans favoriser aucune partie.
La Turquie, disposant du plus long littoral en Méditerranée orientale, a des droits et intérêts vitaux légitimes dans la région, et profite de ses droits dans son plateau continental, convenablement au droit international, a affirmé Cavusoglu.
Il a indiqué que les démarches entreprises unilatéralement par la partie chypriote grecque menace la stabilité et la sécurité dans la région, et violent les droits turcs dans son plateau continental.
Tant que les Chypriotes grecs poursuivent ces démarches unilatérales et n'intègrent pas les Chypriotes turcs dans les mécanismes de prise de décision, la Turquie poursuivra tout soutien à ces derniers, a souligné Cavusoglu.
Il a conclu la lettre en appelant les tiers à ne pas privilégier une partie et à jouer un rôle constructif.