AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le Président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré, mardi, que la Turquie possède toute la force nécessaire pour faire regretter leurs actes à tous ceux qui s’en prennent à la Turquie.
Erdogan a reçu, mardi, les maires de quartiers et de villages de plusieurs provinces du pays pour la onzième rencontre du genre organisée dans le complexe présidentiel.
«Notre peuple affirme plus fort tous les jours son soutien à la lutte de l’Etat contre le terrorisme. La lutte pour la démocratie et les droits ne peut se faire avec les armes. La Turquie est un pays suffisamment confiant pour serrer la main amicale tendue vers elle. Mais elle est également assez forte pour faire regretter leurs actes à ceux qui dirigent les armes vers cet Etat et ceux qui cherchent à former un Etat parallèle», a affirmé le Président.
Il a rappelé des nouvelles victimes parmi les forces de sécurité et les civils sont à déplorer que ces derniers jours et présenté à nouveau ses condoléances aux familles.
«Ces terroristes n’ont aucun respect pour les valeurs et les sacrés de cette population et des musulmans, a-t-il poursuivi. Nous sommes déterminés à lutter jusqu’à la fin avec ces terroristes. Il est certain que ces pertes et ces martyrs nous blessent au plus profond, mais en même temps, nous donnent la force et la volonté de poursuivre notre combat de manière déterminée au nom de leur mémoire.»
Erdogan a déclaré que les opérations contre les terroristes en Turquie et au-delà des frontières du pays se poursuivent toujours.
«Cette nuit encore des opérations ont été menées de l’autre côté de nos frontières, a-t-il expliqué. Plus de trente terroristes ont été tués. Nous n’allons pas nous arrêter là et nous contentez de cela, nous allons poursuivre de la même manière. Nous continuerons à détruire tous leurs dépôts d’armes dissimulés dans le pays. Ces zones sont en même temps bombardées et nettoyées. Nous savons tous que les terroristes menacent les commerçants pour leur prendre de force leur argent. Nous ne pouvons pas autoriser cela. Sachez que ce sont leurs derniers souffles. Nous allons aller jusqu’au bout pour leur faire payer tout le mal qu’ils ont fait à ce peuple.»
Le Président de la République a affirmé que la lutte contre le terrorisme aboutira forcément à une victoire de la démocratie.
«Depuis notre arrivée au pouvoir il y a plus de douze années, nous avons su surmonter de nombreuses difficultés qui semblaient insurmontables, a-t-il dit. Il n’ y a pas de problème qui n’ait de solution. Alors que nous avions atteint un niveau exceptionnel d’espoir pour mettre fin au terrorisme grâce au processus de résolution, les terroristes ont repris et multiplié les attaques meurtrières dans notre pays. Les politiques qui étaient nos interlocuteurs ont saboté le processus en soutenant le PKK dans sa volonté de ne pas faire la paix, profitant de l’instabilité qui règne dans notre région, la Syrie au premier lieu. Nous sommes bien conscients des soutiens internes et externes dont bénéficient les terroristes. Mais nos concitoyens ne tombent pas dans leur piège idéologique et s’opposent à leurs actions.»
Erdogan a rappelé que le PKK ne vise pas seulement les soldats ou les policiers, il s’en prend également au personnel de santé, aux civils et aux habitants de la région.
«Hier, une roquette a touché un appartement et tué une fillette de 9 ans à Diyarbakir, a-t-il poursuivi. Les membres de sa famille ont été blessés. Nous devons faire payer ça aux terroristes. Comment peuvent-ils affirmer défendre la cause de nos citoyens de la région en s’en prenant aux ambulances, aux pompiers, aux mosquées, aux écoles et aux entreprises. L’organisation terroriste n’est pas seulement l’ennemie de l’Humanité, elle est celui de l’ensemble des membres de notre peuple, Kurdes compris. Tous mes concitoyens de la région, qu’ils soient Kurdes ou Zaza, sont mes frères et sont membres à part entière de cette nation. Le PKK est le principal responsable des discriminations, en tentant de faire s’affronter les Kurdes et les Turcs.»
Erdogan a longuement insisté sur le fait que le PKK n’est pas une organisation «nationale».
Erdogan a souligné le fait que la lutte que mène l’Etat ne vise pas une partie de la population.
«Notre combat est contre une organisation terroriste, a-t-il martelé. Nous faisons bien attention à cela. Comme vous pouvez le constater, nous visons tout particulièrement les camps des terroristes au-delà de nos frontières. Jusqu’à présent, plus de deux mille terroristes ont été éliminés dans le pays et au-delà de nos frontières. Là-bas il n’y a pas de civils, ainsi notre champ d’action est plus large. Dans notre territoire, nous faisons attention à ne pas toucher nos civils, que le PKK n’hésite pas à utiliser comme remparts.»
Selon le Chef de l’Etat, le PKK n’est pas une organisation «nationale, locale».
«L’organisation terroriste peut se donner l'image qu'elle veut, a-t-il dit. Elle n’est en aucun cas une partie de ce pays et de ce peuple. Ceux qui attaquent ce pays ne sont pas des nationaux. On l’a bien vu dans leur réunion à Hambourg (allusion faite au meeting du Parti Démocratique des Peuples-HDP), les drapeaux du Trinidad et du Japon y étaient. Mais pas celui de la Turquie. Et pourtant ils prétendent ne pas avoir de problèmes avec notre drapeau. Qui essayez-vous de tromper. Vous avez un problème avec ce peuple, avec son drapeau et avec cet Etat.»
Pour le Président de la République, ceux qui soutiennent les terroristes ne sont pas non plus des nationaux.
«Les médias qui soutiennent directement ou indirectement l’organisation terroriste ne sont pas non plus des nationaux, a-t-il dit. Habiter dans les plus beaux quartiers d’Istanbul et posséder des holdings ne signifient pas que vous êtes des nationaux. Par contre, il y a des millions de gens dont les ancêtres sont nés à l’étranger qui sont des purs nationaux. De la même manière, il y a actuellement des millions de personnes qui vivent à l’étranger qui sont à 100% nationaux.»
Erdogan a affirmé qu’à aucun moment il n’a fait de la différence ethnique ou religieuse un critère dans sa manière de penser.
«Nous ne reconnaissons pas de second drapeau, a-t-il indiqué. Le morceau de tissu avec lequel ils recouvrent les corps des terroristes morts est leur réel drapeau. Vous ne pourrez plus tromper ce peuple en arborant quelques drapeaux turcs comme vous l’avez fait pour les élections du 7 juin. Cette fois-ci ce plan ne marchera pas. Le 1er novembre, mon peuple ne tombera pas dans le piège.»
D’autre part, le chef de l’Etat a affirmé qu’il continuera à se battre pour l’avenir de son pays et de son peuple.
«Ils peuvent dire ce qu’ils veulent, s'est-il exclamé. Je poursuivrais mon action que je trouve juste pour l’unité, la fraternité et l’avenir de ce peuple. Tant que j’aurais le soutien de mon peuple, je poursuivrais ce combat.»
«Ceux qui tentent de faire un lien entre les crimes des terroristes, ma personne et notre gouvernement, ne font que servir la cause des terroristes. Ce type de propagande n'apportera aucune solution. Si l'organisation terroriste ne veut pas jouer le jeu de la démocratie, nous lui répondrons comme il se doit, et nous avons la volonté et la force pour le faire.»
Erdogan a souhaité terminer en lançant un appel à tous ceux qui, d’une certaine manière, servent la cause des terroristes.
«Venez, ne soyez pas des pions de ce plan. Ô médias, ne soyez pas un outil de ce combat. Vous pouvez détester Erdogan. Vous le faîtes très bien à travers vos gros titres. Tant que le Créateur le voudra, je vivrais, et vous ne serrez jamais vainqueurs.»
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