Kurbani Geyik,Tuncay Çakmak,Saida Charafeddine
31 Mars 2016•Mise à jour: 01 Avril 2016
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a estimé qu’un "enseignant qui ne place pas au centre de son cœur l’amour de l’humain et de la nature, ne peut pas être un bon enseignant".
Davutoglu s’exprimait, jeudi, devant une assemblée de futurs enseignants à Ankara.
«Si un enseignant n’aime pas l’humain, s’il n’a pas mis au centre de sa vie l’amour, s’il n’aime pas la nature, il ne peut pas enseigner», a-t-il estimé.
«La base de l’enseignement et ce qui en résulte, c’est l’amour», a-t-il encore dit.
Le Premier ministre turc est revenu ensuite sur son parcours personnel, lui-même étant aussi un enseignant et un académicien.
«Etre Premier ministre, c’est une étape passagère, alors qu’être enseignant, c’est éternel», a-t-il estimé. Il s’est longuement exprimé sur le caractère «sacré» du métier d’enseignant.
Il s'est ensuite penché sur la situation des enseignants qui travaillent dans l’Est et le Sud-est de la Turquie.
«Un enseignement doit pouvoir faire son devoir dans toutes les conditions, ni le terrorisme, ni la violence, ni les barricades et les tranchées ne doivent pouvoir empêcher son accès à sa salle de classe», a-t-il affirmé.
«Je salue tous les enseignants qui travaillent dans des conditions très difficiles dans l’Est et le Sud-est de notre pays», a-t-il encore dit.
Pour conclure, le Premier ministre Davutoglu a attiré l’attention sur le fait qu’un enseignant ne peut se permette d’avoir une approche discriminatoire envers ses élèves en raison de leurs appartenances géographies, ethniques ou religieuses.