Servet Günerigök
08 Mai 2016•Mise à jour: 08 Mai 2016
AA/Malatya (Turquie)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a critiqué, samedi, les « cercles » dérangés par la position mondiale croissante de la Turquie.
S’exprimant devant des représentants d’ONG à Malatya, ville de l’est de la Turquie, Erdogan a déclaré : « la Turquie est devenue un pays qui a acquis une résistance aux crises mondiales et a surmonté ces crises par ses propres moyens. Nous savons qu’il y a des cercles qui e peuvent pas digérer cette situation ».
Le président turc a affirmé que ces cercles ont tiré avantage d’une Turquie faible assaillie par des problèmes internes parce que « pour eux, la Turquie est un pays dont ils veulent profiter, et pas une patrie pour laquelle ils donneraient leur vie ».
Erdogan a ainsi estimé qu’il existe plusieurs groupes turcs qui sont les ennemis du pays. « Quel que soient leurs noms et qui que soient leurs représentants, leur objectif est le même » a-t-il estimé, en ajoutant que l’Etat parallèle » dirigé par le religieux en exil aux Etats-Unis, Fetullah Gulen, fait partie de ces groupes.
Le président turc a également affirmé que des membres de l’Etat parallèle ont collaboré avec l’organisation terroriste PKK et la diaspora arménienne « simplement en déclarant ne pas avoir de lien avec leur pays ».
Erdogan a en outre mis en exergue « les représentants politiques de l’organisation terroriste séparatiste », une référence apparente au PKK et au Parti démocratique des peuples (HDP, et accusé leurs dirigeants de légitimer le terrorisme.
Il a par ailleurs critiqué le principal parti de l’opposition, le Parti républicain du peuple (CHP), pour avoir soutenu le HDP.