Qualid Filsde Mohamed Chine,M. Baraa Mohammad
07 Décembre 2017•Mise à jour: 08 Décembre 2017
AA/ Athènes / Ilkay Guder
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a discuté jeudi avec le pape François des derniers développements à Jérusalem, et ce lors d'un entretien téléphonique
Selon des sources à la présidence turque, Erdogan, en visite à Athènes, a affirmé lors de son entretien téléphonique avec le Pape, que la démarche de l'administration américaine concernant la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël est préoccupante.
Erdogan a souligné la nécessité de l'établissement d'un État palestinien indépendant et souverain sur la base des frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, soulignant qu'il s'agit d'une condition pour la paix et la stabilité dans la région.
Erdogan a exprimé son appréciation de la position du pape et son appel au maintien du statut de Jérusalem.
Selon les mêmes sources, Erdogan et le pape François ont relevé le caractère sacré de Jérusalem pour les musulmans, les juifs et les chrétiens, et la nécessité d'éviter toute tentative de changer le statut de la cité.
Ils ont également souligné l'importance d'une réaction internationale aux tentatives de violation du droit international et des résolutions de l'ONU relatives à Jérusalem.
Erdogan a déclaré, dans ce sens, que la Turquie, en tant que présidente en exercice de l'Organisation de la Coopération Islamique (OCI), tiendra un sommet islamique d'urgence sur Jérusalem le 13 décembre.
Les deux parties ont également convenu d'améliorer davantage les bonnes relations qui lient la Turquie et le Vatican.
Mercredi, le président américain Donald Trump a annoncé dans un discours télévisé depuis la Maison Blanche, la reconnaissance officielle de son pays de Jérusalem comme capitale d'Israël et le transfert de l'ambassade de son pays de Tel-Aviv à la ville occupée.
Trump ne s'est pas limité à reconnaitre la partie occidentale de Jérusalem comme capitale d'Israël en vertu de la résolution de 1947. Ce qui implique qu'il reconnait également la dépendance de la partie orientale occupée depuis 1967 par Israël.
La décision de Trump représente un soutien, sans précédent, pour la position d'Israël qui considère Jérusalem "unifiée" comme capitale.