Ayvaz Çolakoğlu
11 Avril 2019•Mise à jour: 12 Avril 2019
AA - Ankara - Ayvaz Colakoglu
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé l’octroi par son pays d’une aide de 5 millions de dollars à la force G5 Sahel, une force conjointe destinée à lutter contre les groupes terroristes et sécuriser la région du Sahel.
Erdogan a animé, jeudi, une conférence de presse conjointe avec son homologue du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, actuellement en visite officielle en Turquie.
La conférence de presse a démarré à l’issue des réunions entre les deux chefs d’États et inter-délégations, qui se sont déroulées au palais présidentiel à Ankara.
Erdogan a tout d’abord annoncé l’octroi par son pays d’une aide de 5 millions de dollars à la force G5 Sahel, une force conjointe destinée à lutter contre les groupes terroristes et sécuriser la région du Sahel.
Il a insisté sur la politique d’ouverture volontariste de la Turquie en Afrique et rappelé les bases sur lesquelles cette politique repose.
"En tant que tenants d'une politique étrangère qui place en son centre l'humain, la justice et la solidarité, nous attachons une importance particulière à nos relations avec l'Afrique", a-t-il souligné.
Il a critiqué le regard condescendant de nombreux pays occidentaux à l’attention de l’Afrique et affirmé que le continent dispose des ressources et capacités nécessaires pour régler ses problèmes.
"Les attitudes discriminantes, interventionnistes et orgueilleuses à l'encontre les pays du continent (africain) n'ont pour nous aucune valeur. Nos amis africains sont plus qu'en capacité de produire des solutions à leurs problèmes dans le cadre de leurs valeurs, sensibilités et dynamiques », a-t-il dit.
A propos de la situation au Soudan et l’information selon laquelle l’armée a pris le pouvoir et destitué le président Omar Al-Bachir, le chef de l’Etat turc a déclaré :
"Le monde est un lieu étrange. Nous observons comment ceux qui se disaient opposés aux putschs se retrouvent main dans la main avec les putschistes."
Et Erdogan de poursuivre :
"Mon souhait le plus important est que le Soudan puisse surmonter ce processus sur une base de paix et de consensus national. Le Soudan est un pays avec lequel nous possédons des relations historiques enracinées. Bien sûr que nous sommes pour la poursuite de ces relations. Je souhaite que le Soudan puisse réussir cette transition démocratique dans le calme et tout en préservant la fraternité."
Le président turc a notamment assuré qu'il ne lui est pas possible, pour le moment, de donner des informations sur le sort réservé à Omar Al-Bachir.