Sarp Özer,Tuncay Çakmak
31 Mai 2016•Mise à jour: 31 Mai 2016
AA - Izmir - Tuncay Çakmak
Le Président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré que la fin de l’organisation terroriste PKK est proche et que les attaques de celles-ci sont «ses dernières tentatives de survie».
Le Président Erdogan s’est exprimé, lundi soir, devant une foule importante venue l’accueillir à l’aéroport d’Izmir, dans l’ouest du pays, où il est arrivé en compagnie du Premier ministre Binali Yildirim et de plusieurs ministres du cabinet.
«Je vous l’assure, les attaques de l’organisation terroriste PKK sont ses dernières tentatives pour ne pas disparaître. Sa fin est toute proche. Les politiciens qui représentent des terroristes vont aussi payer. Le parlement, en approuvant avec 376 voix la levée de l’immunité parlementaire leur a donné une bonne leçon», a-t-il déclaré.
«Notre position est claire. Soit le PKK enterrera ses armes sous terre et les couvrira de béton en nous indiquant les coordonnées, soit ils devront tous quitter notre pays. Nos opérations sécuritaires se poursuivront jusqu’à ce que la prospérité soit garantie sur l’ensemble de notre territoire», a-t-il rappelé.
Le président turc a dénoncé une nouvelle fois le soutien des pays occidentaux aux organisations terroristes, telles que le PYD, branche syrienne du PKK.
«Pourquoi fournissent-ils des armes et de l’argent aux terroristes ? Pourquoi envient-ils tellement la Turquie ? Ils ne sont pas honnêtes», a-t-il affirmé.
Erdogan s’est ensuite exprimé sur la question du passage au régime présidentiel.
«Ce qu’ils (les opposants au régime présidentiel) ne comprennent pas, c’est que c’est le peuple qui aura le dernier mot. Ceux qui parlent de sang (le leader du Parti Républicain du Peuple CHP, Kemal Kilicdaroglu) oublient que l’histoire de leur formation politique est entachée de sang. Celui du défunt Premier ministre Adnan Menderes qu’ils ont fait pendre», a-t-il lancé.
Le président turc a rappelé la détermination de l’Etat et du gouvernement à lutter jusqu’au bout contre l’organisation étatique parallèle.
«Vous le savez, le Conseil de la Sécurité Nationale a décidé de la qualifier d’organisation terroriste : l’organisation terroriste Guleniste. Désormais, notre lutte contre elle sera menée à une tout autre échelle», a-t-il conclu.