AA - Ankara - Nur Gülsoy
La lutte contre "l'organisation parallèle" est celle de la Turquie toute entière, a déclaré le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan.
Le chef du gouvernement turc s'est exprimé au 7ème Conseil turc du commerce et de l'industrie, jeudi, à Ankara.
"La lutte contre 'l'organisation parallèle' n'est pas uniquement ma lutte ou celle de mon parti, mais la lutte de la Turquie toute entière, a-t-il lancé. "L'organisation parallèle cible directement la République de Turquie et la volonté nationale", a-t-il expliqué.
"Elle a tenté d'atteindre non seulement la politique, la police, le système judiciaire, mais aussi le monde d'affaires", a poursuivi Erdogan. (...) Que feront-ils avec les bandes d'écoute de mes conversations avec Mahmoud Abbas ou le président somalien? À qui les donneront-ils? C'est une trahison ignoble. Si un procureur peut se comporter avec irrespect à l'égard du Premier ministre ou un ministre, cela démontre que des soupçons commencent à peser sur le judiciaire dans ce pays. Le judiciaire s'affirme à travers ses décisions, il ne doit pas répliquer à l'instance politique. Imaginez, le Haut Conseil de la magistrature turc (HSYK) ne fait pas le nécessaire à propos de tels procureurs."
Candidat à la présidentielle du 10 août prochain, le Premier ministre Erdogan a assuré que "l'approche, la direction, la position ou le développement de la Turquie ne changeraient pas, s'il est élu président."
Des représentants du gouvernement turc accusent certains procureurs et employés de police qui avaient mené l'enquête dans l'affaire de corruption du 17 et du 25 décembre, d'être en relation avec l'organisation parallèle pour des buts d'espionnage, en mettant sur écoute des dirigeants de l'Etat, dont le Premier ministre.