Etem Geylan,Andaç Hongur,Hanife Sevinç
25 Septembre 2015•Mise à jour: 25 Septembre 2015
AA / Istanbul / Etem Geylan, Andaç Hongur, Hanife Sevinç
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé, vendredi, que la politique turque vis-à-vis de la Syrie n’a pas changé et est la même depuis qu’il occupait le poste de Premier ministre.
« Il y a aujourd’hui en Syrie Daech, les autres organisations [terroristes] et le régime [de Bachar al-Assad], et ce que j’ai appelé processus transitoire désigne les actions qui seront prises pour gérer cette situation avec les pays qui y contribueront », a déclaré le président turc à la presse au terme de son entretien, à Istanbul, avec son homologue macédonien Gjorge Ivanov.
Erdogan est revenu sur ses anciennes déclarations, dans lesquelles il avait insisté qu’«il n’est pas possible, en aucun cas, de sauver la Syrie en présence d’al-Assad », rappelant que l’«opposition syrienne n’accepte aucune solution qui englobe al-Assad ».
« Nous n’avons aucun problème avec les Affaires syriennes internes, mais al-Assad et le monde ne doivent pas oublier que nous partageons des frontières de 911 kilomètres avec la Syrie. Nous sommes constamment exposés à la menace terroriste, et notre patience a des limites », a-t-il lancé.
Et d’enchainer : « Si al-Assad avait une once d’amour pour la Syrie et son peuple, il aurait quitté son poste et serait parti ».
S’agissant de la crise des réfugiés, le président turc a souligné que son pays accueille deux millions de réfugiés et « les responsables turcs s’entretiennent [en permanence] avec leurs homologues des autres pays concernés pour discuter de la meilleure façon de gérer le problème ».
« Nous avons rencontré les Américains, les Russes, les Iraniens, les Jordaniens, les Saoudiens, les Qataris et les européens », a-t-il dit, regrettant que le Qatar et l’Arabie Saoudite soient « les seuls pays à avoir aidé la Turquie sur le dossier des réfugiés ».